KASHKAZI SE VEUT AVANT TOUT UN
JOURNAL OUVERT À TOUTES LES OPINIONS, TOUTES LES IDÉES,
TOUTES LES GÉNÉRATIONS, DONC UN ESPACE DE DÉBAT.
Kashkazi.
Un journal pour les quatre îles comoriennes… L'idée
en a fait sursauter plus d'un. Depuis 30 ans, la séparation entre
Maoré et ses trois soeurs indépendantes va s'accentuant,
à tel point qu'on ose à peine aujourd'hui parler des Comores
en y incluant l'île au lagon. Séparation politique…
séparation dans les têtes aussi, à l'intérieur
desquelles les frontières, les radars et les visas impriment peu
à peu leurs lois.
A Kashkazi, nous voulons aller au-delà des positions politiques,
des frontières et des papiers d'identité. Si l'archipel
est scindé par les institutions, il reste uni par les géographies
physique, humaine, culturelle, religieuse. Par l'Histoire aussi. Trente
ans ne peuvent effacer des siècles d'évolution commune.
Parce que nous sommes convaincus que le rôle de la presse n'est
pas d'ajouter ses propres cailloux aux murs érigés entre
les Hommes, aux barrières créées artificiellement
entre les Comoriens, Kashkazi se fait le devoir de tracer le trait d'union
que les politiques hésitent à dessiner. En démontrant
que ce qui unit les îles de l'archipel est infiniment plus riche
que ce qui les différencie. En favorisant les échanges et
la compréhension mutuelle. En rendant compte de réalités
humaines et sociales souvent tues ou ignorées. En soulevant des
problèmes concrets pour apporter des éléments utiles
au débat. En ouvrant l'archipel à son environnement immédiat
et éloigné, pour comparer nos expériences à
celles des autres ; et en donnant aussi aux autres, l'occasion d'apporter
leur regard sur les Comores pour éclairer ses choix..