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Lundi 8 Septembre 2008

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Sommaire du N° 73

Hip-hop, la voie tracée des sans-voix
Dix ans après avoir fait son apparition à Maore, le rap tend à se professionnaliser. Des collectifs se montent et fédèrent un public jeune, séduit tant...
Conseil général : la tentative du retour au parti unique
Enquête sur la stratégie de Zoubert Adinani en vue de la départementalisation.
Carnets de justice, ou la criminalisation de l'immigration clandestine
Les médias et les responsables politiques ne sont pas les seuls à faire de l’immigration clandestine une fixation à Maore. La Justice, poussée par une...
Le "souk déprimé" de Koki : un no man's land juridique
Reportage exclusif dans la prison anjouanaise où s'entassent depuis le débarquement plus de 500 prisonniers politiques et militaires.
Sambi : la rhétorique au service de l'improvisation
En 2006, Sambi avait tout pour lui, à commencer par l’espoir suscité chez ses électeurs. A mi-parcours de son mandat, le bilan est cependant bien terne....
Polices des îles : le spectre des "soldats" négligés
Le pouvoir central de l’Union des Comores a dépouillé la police avant de la transférer aux exécutifs insulaires, qui gèrent l'héritage selon les desiderata...

Documents

la circulaire Sarkozy règlementant les conditions d'interpellation et de garde à vue des étrangers en situation irrégulière en France.
Discours de N. Sarkozy à Dakar

Droit du sol à Maore

"Immigration clandestine : une réalité inacceptable, une réponse ferme, juste et humaine". Rapport sénatorial

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N° 73 : 14 06 2008
N° 72 : 08 05 2008
N° 71 : 10 04 2008
N° 70 : 11 03 2008
N° 69 : 07 02 2008
N° 68 : 04 12 2007
N° 67 : 04 10 2007
N° 66 : 05 09 2007
N° 65 : 05 07 2007
N° 64 : 07 06 2207
N° 63 : 03 05 2207
N° 62 : 05 04 2007
N° 61 : 05 03 2007
N° 60 : 05 02 2007
N° 59 : 04 01 2007
N° 58 : 07 12 2006
N° 57 : 12 10 2006
N° 56 : 05 10 2006
N° 55 : 28 07 2006
Toutes les archives

L'actualité aux Comores au quotidien

Mayotte : des parents d'élèves non scolarisés mécontents
Les manifestants se sont réunis dans la matinée afin de dénoncer la non-scolarisation de leur(s) enfant(s). Selon l'association Oudaïlia Haqui Za M'mahore,

03/09/2008

Mayotte : un crash aérien pour du beurre
La préfecture de Mayotte avait annoncé la semaine dernière un exercice de simulation de crash aérien pour cette semaine, sans préciser la date de l'opération.

03/09/2008

Anjouan : des résultats du Bac catastrophiques
265 autres candidats sont appelés à repasser les épreuves de deuxième groupe, soit un pourcentage de 8,68%. En série A1, sur les 178 inscrits, 2 seulement

03/09/2008

La question de Mayotte au menu de l'ONU
Comme chaque année à l'approche de l'Assemblée générale de l'ONU fin septembre, les partisans du retour de Mayotte dans l'ensemble politique comorien scrutent

03/09/2008

Comores : les entreprises auraient perdu 60 millions à cause des pénuries
"Les pertes subies se chiffrent entre 20 et 30 milliards de francs comoriens (entre 40,6 et 60,9 millions d'euros)" depuis le mois de juin, a déclaré à

01/09/2008

Mayotte : une mission sénatoriale en vue de la départementalisation
Du 1er au 6 septembre, les membres de cette mission dirigée par le président (UMP) de la Commission des lois du Sénat, Jean-Jacques Hyest, doivent rencontrer

01/09/2008


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Document sans titre

La publication de Kashkazi interrompue

Trois ans après sa naissance, Kashkazi, premier et pour l'heure seul journal présent dans les quatre îles de l'archipel des Comores, voit sa parution une nouvelle fois interrompue. Après une longue –et douloureuse- réflexion, la rédaction a pris sa décision : Kashkazi, sous sa forme mensuelle, ne paraîtra plus.

Deux considérations expliquent ce choix.

La première est financière. Nous l'avons régulièrement écrit : la situation financière de Kashkazi a toujours été fragile. Né de la volonté des trois fondateurs du journal (trois journalistes qui détiennent 100% du capital de l'entreprise) de conférer à la rédaction une entière liberté, Kashkazi n'a jamais mis en jeu son indépendance, quitte à s'aliéner les annonceurs potentiels. Jamais la rédaction n'a accepté, comme tant d'autres, de plier face aux pressions du pouvoir économique –particulièrement fort à Maore- et à sa censure. Seules les ventes du journal auraient pu nous permettre de nous développer. Or malgré des taux d'invendus exceptionnellement bas à Maore comme dans les trois îles des Comores indépendantes (moins de 5% en moyenne, parfois 1%), ces ventes ne nous ont pas permis d'assumer toutes les charges, à commencer par l'impression, qui représente 80% des dépenses de Kashkazi. Si depuis trois ans nous étions arrivés à l'équilibre budgétaire –un équilibre cependant très précaire-, la récente crise aux Comores indépendantes ne nous permettait pas d'envisager de meilleures ventes, ni même de trouver de nouveaux annonceurs. Mais l'argent n'est rien sans l'engagement des hommes et des femmes…

La seconde considération, la plus importante, est humaine. Depuis ses débuts, Kashkazi fonctionne autour d'un noyau de trois journalistes – ses trois fondateurs. Si nous avons pu compter sur des collaborateurs, et surtout sur l'aide ô combien bénéfique de quelques amis désireux de nous accompagner dans cette aventure, jamais nous n'avons pu (ou su) trouver les ressources humaines capables de nous soulager, voire, à terme, de nous succéder. Durant trois ans, les trois journalistes fondateurs, soucieux de faire de ce journal une référence tant en termes de qualité que de crédibilité et d'honnêteté –autant de critères qui demandent une masse de travail importante-, ont mis de côté leur vie personnelle. Un engagement qu'aucun ne regrette mais qui, au fil des mois, était devenu de plus en plus pesant. Aujourd'hui, ces trois journalistes ressentent le besoin –la nécessité- de souffler et, pour certains, de s'engager dans d'autres voies. L'énergie nécessaire à la réussite d'un tel projet, celle qui nous a permis, durant 73 bouclages, de réaliser Kashkazi dans un contexte financier et matériel très précaire, a disparu.

Plus que financière, la raison de l'interruption de la publication de Kashkazi est donc avant tout humaine. "C'est le principal problème de ce pays", nous expliquait récemment une fidèle lectrice. "Trouver les ressources humaines capables de s'investir pleinement dans un projet". Nous en faisons aujourd'hui l'expérience.

De fait, la rédaction, incapable de poursuivre le rythme de ces trois dernières années, a décidé d'interrompre la publication mensuelle de Kashkazi. Cela ne signifie pas que le titre –et l'esprit qui va avec- disparaît. Kashkazi renaîtra certainement de ses cendres dans quelques semaines , mais dans une formule moins contraignante pour ses membres, qui leur permettra de conjuguer vie privée et projets personnels d'un côté ; indépendance, rigueur professionnelle et équilibre budgétaire de l'autre.

Nous vous en tiendrons évidemment informés.

La rédaction

PS : Les abonnés (papier et PDF) peuvent nous contacter à kashka2005 arobase yahoo.fr . Nous mettons en place un système de basculement des abonnements vers la future version de Kashkazi. Pour les abonnés les plus récents, un remboursement de la différence est envisageable, à leur demande.

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