Sommaire du N°
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Le Sieam n'a pas reçu de subvention de l'Etat français depuis 13 mois pour des raisons que ses responsables disent ne pas comprendre. Il menace de stopper... |
A Maore, les licenciés économiques et les recalés du CNE en bénéficieront. |
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Depuis un mois, la fontaine du quartier Kamikaze, à Sada, ne fonctionne plus. Personne n'est venu la réparer, malgré les 16 abonnés. |
A Maore, la fin du Ramadan fait craindre un exode massif des sans-papiers vers Mamoudzou. |
Cathi forestier, musicienne, et Jan Van Der Hoeven, peintre, ont fait de leur lieu de vie, à Cavani, un site d’éveil à l’art pour les enfants du quartier.... |
L'Université de Anjouan est prête à coopérer avec Moroni... mais en toute autonomie. |
Perché sur les hauteurs de Mutsamudu, au col de Hombo, à Anjouan, le quartier de Shiwe redoute chaque année que les eaux ne l'emportent. |
Avec : Mohamed Toihiri, écrivain, auteur de théâtre ;
Salim Hatubou, conteur et romancier ;
Nassuf Djaïlani, jeune auteur et journaliste à Kashkazi. |
En mettant en cause l'état de la piste de l'aéroport de Moroni-Hahaya pour justifier sa décision, la direction d'Air Austral soulève une polémique. |
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Maoré - Mayotte |
Ecologie - Environnement et ressources naturelles |
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Sans-papiers, sans eau |
Depuis un mois, la fontaine du quartier Kamikaze, à Sada, ne fonctionne plus. Personne n'est venu la réparer, malgré les 16 abonnés. |
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En cas de fontaine en panne, il semblerait, selon les habitants du quartier qui se sont renseignés auprès de la Sogea, que c'est à la mairie de demander une intervention pour la réparer -c'est d'ailleurs à la mairie qu'on achète les cartes d'abonnement. T |
Depuis un mois, on mange du pain et on boit du coca ! En plein Ramadan ! Ça fait mal ! Ça fait mal ! On ne peut pas vivre sans eau.” Quartier Kamikaze, dans le début des pentes de Sada, au pied de la grosse maison de Mama Saïd, en colère. "La Ide arrive, et on n'a toujours pas d'eau ! On va fêter la Ide sans eau !" s'emporte-t-elle. C'est que la "patronne" des lieux - c'est ainsi qu'on nous l'a présentée - a une double raison de s'énerver : depuis un mois, cette Mahoraise n'a pas touché les loyers des bicoques qu'elle loue à des sans-papiers, incapables de la payer depuis qu'ils ne travaillent plus ; depuis un mois surtout, elle cherche toute la journée de l'eau. Chez les voisins ou dans la rivière… Vendredi 30 septembre dernier, deux jours après la manifestation des sans-papiers qui a mal tourné à Mamoudzou : la fontaine du quartier tombe en panne. Les habitants alertent la mairie, puis la Sogea, mais rien n'y fait. Les uns renvoient la faute aux autres, et vice-versa. Cela fait donc plus d'un mois que les 16 familles abonnées, qui avaient acheté leur carte 20 euros à la mairie, n'ont plus d'eau. "Moi, je l'avais achetée trois jours avant seulement. Et depuis, elle me sert à rien", explique une mère de famille. "On n'a pas de papiers, alors tout le monde s'en fout" continue-t-elle. Le quartier Kamikaze est principalement habité de personnes en situation irrégulière. Elles habitent des bangas en tôle sur des pentes effrayantes, qui donnent sur une rivière encombrée de déchets. "Il n'y a quasiment que des clandestins, à part deux ou trois familles", assure Lava, membre d'une association d'entraide sadoise. "C'est pour ça qu'on ne répare pas, les gens en sont persuadés." C'est le cas d'Hassane. Lui est mahorais, l'un des seuls du quartier, sa femme anjouanaise. "On ne sait pas ce qu'il s'est passé. On sait juste qu'elle ne marche plus", indique-t-il. "Si tous étaient mahorais, en deux jours, la fontaine aurait fonctionné. Mais il n'y a que des clandestins ici". Il y a trois semaines, la femme d'Hassane a accouché de leur deuxième enfant, dans leur petite maison de tôle. Depuis, "elle survit avec le minimum d'eau, et le bébé avec", se plaint-il. Tous les jours, il doit se creuser la tête pour réfléchir à qui il pourrait demander de l'eau. En contrebas, une jeune fille, deux seaux vides à la main, revient bredouille de sa quête. "Un jour, on va chez quelqu'un qui a le robinet, le lendemain chez un autre", explique une dame qui assiste à la scène. "C'est pas facile, parce que les gens en ont marre. On ne peut pas leur demander sans cesse de l'eau. Et puis c'est fatiguant. C'est lourd, un seau d'eau, alors aller le chercher loin de chez soi !" Une quête de toute une journée.
Touma Ahamada, également sans-papiers, explique que pour laver la vaisselle, le linge mais aussi le corps, "on prend l'eau de la rivière". Lava pointe alors du doigt le lit au fond duquel un mince filet d'eau grisâtre coule, au milieu des déchets. "C'est ça la rivière ! Elle ramasse tous les détritus des quartiers situés au-dessus", dit-il. "Mais on ne se lave que le visage", ajoute Touma. Pour cuisiner, "on va chercher l'eau chez des voisins. Un jour lui, un jour elle… Ils nous font payer le seau 2 euros. Moi, j'en prends trois par jour. Ça fait 6 euros. Multipliez par 30… (180 euros, 360 000 fc, ndlr) C'est beaucoup !" Trop même, pour cette mère de famille qui ne travaille plus depuis un mois. "Avant, je faisais des ménages dans les maisons. Mais j'ai arrêté depuis la manifestation des sans-papiers". Pour boire, "on achète des bouteilles en plastique à l'épicerie", ajoute-t-elle, "mais c'est très cher". "C'est moins cher d'acheter les bouteilles en verre de Coca", ajoute une voisine. "Alors le soir, quand on mange, on boit du Coca." Avec la fin du Ramadan, c'est un autre problème qui va se présenter à Mama Saïd et à "ses" locataires : "Le maire m'a envoyé un garde-champêtre pour me demander de ne plus les héberger après la Ide. Je vais leur dire de partir", dit-elle. Peut-être alors, que l'eau reviendra dans le quartier Kamikaze…
Rémi Carayol
2008-11-19 |
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L'actualité aux Comores au quotidien |
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Mayotte pour l'heure épargnée par la crise internationale, selon les autorités |

Jusqu'ici, tout va bien… Tel pourrait
être le résumé du discours tenu mardi 18 novembre par les
autorités de Mayotte, lors d'une conférence de presse consécutive
à la rencontre exceptionnelle entre les différents responsables
économiques (patronat, banques, chambres consulaires) et
administratifs (préfecture, Iedom [Institut d'émission des
départements d'outremer] et Trésorier payeur général) de l'île,
dans le cadre de la crise financière internationale.
19/11/2008 |
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Réseau d'eau de Moroni : la Chine aide les Comores |
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Les actes de remise et de réception ont été signés vendredi 14 novembre au siège de la Ma-mwe, la société nationale d’eau et d’électricité, au terme d’une cérémonie à laquelle ont participé les plus hautes personnalités du pays [dont] le président Sambi et ses deux vice-présidents (…)Le maire de Moroni Said Ahmed Said Ali, saisissant l’occasion d’un mot de bienvenue dans sa commune, a loué la coopération "franche et cordiale" sino-comorienne.
19/11/2008 |
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Comores : l'UE aide au paiement des salaires des enseignants |
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L'enveloppe de 2.025.000 d'euros devrait servir au paiement de deux mois de salaires des enseignants comoriens, précise l'agence de presse Panapress. Cette somme a été mobilisée dans le cadre du Programme d’appui au secteur Education des Comores (Pasec), doté d’un fonds de 16 millions d’euros et financé sur les ressources du 9ème Fonds européen de développement (Fed).
19/11/2008 |
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France-Comores : la réunion du GTHN reportée |

Après des rencontres à Paris en juin, Moroni en juillet et
Dzaoudzi en septembre, les délégations française, comorienne et mahoraise du
Groupe de travail de haut niveau (GTHN) devaient se retrouver à Moroni mercredi
19 et jeudi 20 novembre – après un passage à Anjouan.
19/11/2008 |
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Mayotte : les reconduites à la frontière ont repris |
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La nouvelle est tombée lundi 17 novembre : suspendues depuis dix jours par les autorités anjouanaises, les reconduites à la frontière des Comoriens en situation irrégulière à Mayotte ont repris mardi 18 novembre.
19/11/2008 |
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