Sommaire du N°
14
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Le Sieam n'a pas reçu de subvention de l'Etat français depuis 13 mois pour des raisons que ses responsables disent ne pas comprendre. Il menace de stopper... |
A Maore, les licenciés économiques et les recalés du CNE en bénéficieront. |
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Depuis un mois, la fontaine du quartier Kamikaze, à Sada, ne fonctionne plus. Personne n'est venu la réparer, malgré les 16 abonnés. |
A Maore, la fin du Ramadan fait craindre un exode massif des sans-papiers vers Mamoudzou. |
Cathi forestier, musicienne, et Jan Van Der Hoeven, peintre, ont fait de leur lieu de vie, à Cavani, un site d’éveil à l’art pour les enfants du quartier.... |
L'Université de Anjouan est prête à coopérer avec Moroni... mais en toute autonomie. |
Perché sur les hauteurs de Mutsamudu, au col de Hombo, à Anjouan, le quartier de Shiwe redoute chaque année que les eaux ne l'emportent. |
Avec : Mohamed Toihiri, écrivain, auteur de théâtre ;
Salim Hatubou, conteur et romancier ;
Nassuf Djaïlani, jeune auteur et journaliste à Kashkazi. |
En mettant en cause l'état de la piste de l'aéroport de Moroni-Hahaya pour justifier sa décision, la direction d'Air Austral soulève une polémique. |
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Maoré - Mayotte |
Immigration clandestine |
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Peur sur les villages |
A Maore, la fin du Ramadan fait craindre un exode massif des sans-papiers vers Mamoudzou. |
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Je ne sais pas ce que je vais faire. Je crois que je vais partir d'ici. Je vais aller à Mamoudzou.” Anturia (1) habite le village d'Iloni, au centre de Maore, depuis plus de trois ans. Mais aujourd'hui, elle ne pense qu'à une chose : quitter le village de son mari parti à la Réunion, et rejoindre des amies dans la capitale. Des sans-papiers, comme elle. "Je me rappelle", ajoute-t-elle, "quand je suis arrivée ici, peu de temps après, les femmes du village avaient manifesté pour que les clandestins s'en aillent. Elles avaient même appelé la gendarmerie. Aujourd'hui, je crains que ça recommence." Comme elle, nombre de sans-papiers n'excluent pas l'idée d'être chassés de leur village, par leur propriétaire d'abord, par les villageois ensuite. Ahmed, du Collectif droit et libertés (CDL), estime que c'est un risque probable. "Tout le monde en parle. Déjà, cela a commencé dans certains villages. A Sada, à M'tsamboro, des sans-papiers ont été virés de leur maison. Ils n'avaient nulle part où aller alors ils sont tous venus ici, à Mamoudzou, où ils sont hébergés par des amis ou de la famille. Le problème", poursuit-il, "c'est qu'avec la fin du Ramadan, on craint des actes de violences dans les villages. Si tout le monde fuit vers Mamoudzou, où vont-ils aller ? " s'interroge-t-il.
Il y a trois semaines, une commission de crise avait été mise en place par des ressortissants comoriens, afin d'évaluer les risques d'une telle situation. L'un d'eux -qui a souhaité garder l'anonymat- ne cesse, depuis, de parcourir les villages et de recueillir les témoignages. "Nous allons surtout dans les communes où le maire est UMP, parce que c'est là que ça chauffe. A Sada, à M'tsamboro, à Acoua et M'tsangamouji", affirme-t-il. "Pour l'instant, il n'y a aucune famille sans-abri. Beaucoup ont été virées de leur maison par le propriétaire, surtout à Sada, mais toutes ont trouvé un hébergement. Elles attendent le bateau pour rentrer chez elles maintenant." Lui et des membres d'une association sadoise sont allés demander au maire un foyer pour les héberger, “mais il nous a dit que c'était impossible”.
Pour cet homme aussi, la fin du Ramadan signifie le début des vrais soucis : "C'est après la Ide qu'on saura. Pendant le Ramadan, les gens se sont calmés. Je sais que des religieux ont conseillé de ne rien faire pendant Ramadan. Mais après… Les maires ont recensé les sans-papiers ou ceux qui les hébergent, ce n'est pas pour rien. Le risque, c'est qu'on se retrouve avec plein de familles avec des enfants à la rue. Comment vont-elles survivre ?" Devant une telle situation, la commission a prévenu les associations telles que la Croix Rouge, ainsi que la police. Mais son représentant semble résigné. "De toute façon, les gens seront chassés ou partiront d'eux-mêmes. Ils attendent le bateau. Beaucoup disent " je pars "." Selon Ahmed, ils sont foison les gens "qui vivent dans leur maison sans rien, pas un lit, pas une chaise, parce qu'ils ont tout envoyé à Anjouan ou Moroni et attendent maintenant dans le dénuement le plus total un moyen de rentrer dans leur île". Farid (1) est dans ce cas. Lui, sa femme et leurs deux garçons habitent depuis deux ans et demi une bicoque dans les hauteurs de Kawéni-Lazerevouni. Vide… "J'ai tout envoyé il y a deux semaines", dit-il. "J'ai décidé rapidement de partir, je n'attendrais pas qu'on me chasse. En attendant, on vit comme on peut. On a gardé un réchaud et trois assiettes pour manger. Mais on dort par terre." Même Anturia, qui a pourtant trouvé un travail et dont l'enfant est français, a anticipé un éventuel renvoi dans son île, Grande comore. "Mon oncle qui habite Iloni m'a dit que si j'allais là-bas, il m'achèterait un ordinateur pour que je donne des cours. Ou alors je vais m'engager dans l'armée… Pourquoi pas ? Il n'y a rien d'autre à faire." Fatima (1), qui elle aussi avait trouvé en juillet un travail régulier au marché de Mamoudzou, s'inquiète tout autant. "Après le Ramadan, je ne pense pas que je vais retourner au travail. Il y a de plus en plus de contrôles ." Que va-t-elle faire ? "Je ne sais pas. On n'a aucune perspective."
RC
2008-11-19 |
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L'actualité aux Comores au quotidien |
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Mayotte pour l'heure épargnée par la crise internationale, selon les autorités |

Jusqu'ici, tout va bien… Tel pourrait
être le résumé du discours tenu mardi 18 novembre par les
autorités de Mayotte, lors d'une conférence de presse consécutive
à la rencontre exceptionnelle entre les différents responsables
économiques (patronat, banques, chambres consulaires) et
administratifs (préfecture, Iedom [Institut d'émission des
départements d'outremer] et Trésorier payeur général) de l'île,
dans le cadre de la crise financière internationale.
19/11/2008 |
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Réseau d'eau de Moroni : la Chine aide les Comores |
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Les actes de remise et de réception ont été signés vendredi 14 novembre au siège de la Ma-mwe, la société nationale d’eau et d’électricité, au terme d’une cérémonie à laquelle ont participé les plus hautes personnalités du pays [dont] le président Sambi et ses deux vice-présidents (…)Le maire de Moroni Said Ahmed Said Ali, saisissant l’occasion d’un mot de bienvenue dans sa commune, a loué la coopération "franche et cordiale" sino-comorienne.
19/11/2008 |
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Comores : l'UE aide au paiement des salaires des enseignants |
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L'enveloppe de 2.025.000 d'euros devrait servir au paiement de deux mois de salaires des enseignants comoriens, précise l'agence de presse Panapress. Cette somme a été mobilisée dans le cadre du Programme d’appui au secteur Education des Comores (Pasec), doté d’un fonds de 16 millions d’euros et financé sur les ressources du 9ème Fonds européen de développement (Fed).
19/11/2008 |
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France-Comores : la réunion du GTHN reportée |

Après des rencontres à Paris en juin, Moroni en juillet et
Dzaoudzi en septembre, les délégations française, comorienne et mahoraise du
Groupe de travail de haut niveau (GTHN) devaient se retrouver à Moroni mercredi
19 et jeudi 20 novembre – après un passage à Anjouan.
19/11/2008 |
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Mayotte : les reconduites à la frontière ont repris |
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La nouvelle est tombée lundi 17 novembre : suspendues depuis dix jours par les autorités anjouanaises, les reconduites à la frontière des Comoriens en situation irrégulière à Mayotte ont repris mardi 18 novembre.
19/11/2008 |
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