Sommaire du N°
14
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Le Sieam n'a pas reçu de subvention de l'Etat français depuis 13 mois pour des raisons que ses responsables disent ne pas comprendre. Il menace de stopper... |
A Maore, les licenciés économiques et les recalés du CNE en bénéficieront. |
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Depuis un mois, la fontaine du quartier Kamikaze, à Sada, ne fonctionne plus. Personne n'est venu la réparer, malgré les 16 abonnés. |
A Maore, la fin du Ramadan fait craindre un exode massif des sans-papiers vers Mamoudzou. |
Cathi forestier, musicienne, et Jan Van Der Hoeven, peintre, ont fait de leur lieu de vie, à Cavani, un site d’éveil à l’art pour les enfants du quartier.... |
L'Université de Anjouan est prête à coopérer avec Moroni... mais en toute autonomie. |
Perché sur les hauteurs de Mutsamudu, au col de Hombo, à Anjouan, le quartier de Shiwe redoute chaque année que les eaux ne l'emportent. |
Avec : Mohamed Toihiri, écrivain, auteur de théâtre ;
Salim Hatubou, conteur et romancier ;
Nassuf Djaïlani, jeune auteur et journaliste à Kashkazi. |
En mettant en cause l'état de la piste de l'aéroport de Moroni-Hahaya pour justifier sa décision, la direction d'Air Austral soulève une polémique. |
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Massimoni : la source sacrée est devenue artistique |
Cathi forestier, musicienne, et Jan Van Der Hoeven, peintre, ont fait de leur lieu de vie, à Cavani, un site d’éveil à l’art pour les enfants du quartier. |
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Au second plan, Cathi Forestier lors d’une journée culturelle organisée par Utamaduni dans le vaste de jardin de la famille Van Der Hoeven, qui sert aussi de siège à l’association et de lieu de création. |
Utamaduni, c'est d'abord l'histoire de deux hommes et d'un lieu. Les hommes s'appellent Jan Van Der Hoeven (père et fils) et le lieu porte le nom spirituel de Massimoni. Un lieu sacré, où l'on venait se recueillir autrefois. Le duo sera rejoint en 1994 par une fée musicienne répondant au nom de Cathi Forestier. Elle partage la vie de “Papa Jan” (prononcez Yan), lui même né de la rencontre entre une Zimbabwéenne et un Hollandais. Elle est musicienne, elle a passé deux ans au Conservatoire du Jazz à la Réunion ; lui est peintre. Ils se battent depuis plus de 4 ans pour rendre Massimoni à ses habitants, pour en faire un lieu de vie où les enfants du quartier viennent mettre à profit leur imaginaire. A l'ombre de manguiers quasi-centenaires, un emplacement a été aménagé. Ce n'est pas une aire de jeu mais un atelier de travail. Des enfants s'y retrouvent pour chanter, répéter des textes, peindre, se rouler par terre parfois. "Ça fait 6 ans qu'on s’est lancés dans l'aventure, l'idée c'est de transmettre notre passion", explique le couple artiste. Leur concept : l'art pour tous. "Rendre l'art à tous les enfants, à commencer par ceux du quartier Cavani" sur les hauteurs de Mamoudzou. Créer une dynamique artistique à Mayotte. Plus facile à dire qu’à faire : "L'art n'est souvent pas la priorité pour les parents." Quel choix opérer ? Envoyer leur progéniture à l'école coranique, où dans les "oeuvres sataniques de Utamaduni", comme le demande dans un sourire Cathi Forestier ? "La confiance s'est gagnée au fur et à mesure", confie-t-elle. Et de poursuivre : "Nos enfants fréquentent l'école publique, ils servent souvent de relais avec les autres. On communique beaucoup avec les autres parents, Utamaduni est en train de devenir une pépinière de petits artistes." Un samedi comme tant d’autres à Massimoni... Les boucles blondes d’Eolia, l’aînée des filles de Yan et Cathi, battent l’air au milieu des gamins turbulents du quartier qui se jettent dans les feuilles mortes et des petites filles plus calmes. Après avoir travaillé sur des sculptures, écouté un conte et ramassé les feuilles mortes, le petit groupe se rassemble autour d’Elias, le guitariste de Maalesh, qui les accompagne pour une chanson. Eolia est une fidèle de l’atelier organisé par ses parents pour les enfants de 8 à 13 ans. Le spectacle de la petite troupe, Gon-Ko, a été joué récemment à la bibliothèque de Cavani. “On tente de les faire sortir de leur quartier pour leur faire découvrir leur île”, précise Cathi. Eolia et sa bande forment la relève d’un groupe plus âgé. Depuis 2001, "on travaille avec des jeunes de terminale et des moins jeunes”, explique la musicienne. “On a mis en scène par exemple lors de nos ateliers des textes d'auteurs comme David Jaomanoro, avec le Petit os, on travaille sur des créations autour de l'image sous-marine. On a décroché le 1er prix du concours de scénario contre l'alcoolisme". Les lycéens sont aussi les auteurs du générique de l’émission Maesha, sur Radio-Mayotte. Exposition de sculptures, théâtre, musique... L'association regorge d'activités organisées avec ces jeunes, "ceux que l'on a baptisés la bande des neuf : Raïssa, Toibrane, Rouzouna, Moina, Roukia, Saouira, Bikarima, Fardi et Amir.” La troupe, formée à l’origine après un atelier de percussions au collège de M’gombani jugé trop court par les jeunes participants, a vu petit à petit ses membres sortir de leur chrysalide. Raïssa s’est mise au violon l’année dernière grâce à un partenariat entre le vice-rectorat, l’association Musique à Mayotte et Utamaduni : Cathi s’est débrouillée pour trouver un instrument à lui prêter. Selon le même principe, des élèves de l’école de musique dont les familles disposaient de peu de moyens ont pu travailler sur les instruments mis à leur disposition à Massimoni. Twaboo, un “ancien” des lieux, a travaillé dessin et peinture avec Jan, tandis que Cathi “l’embauchait” pour l’accompagner à la guitare dans ses spectacles pour tout petits. A Utamaduni, "chaque jeune arrive avec son projet. On tente de faire comprendre aux parents que ce n'est pas une perte de temps, que c'est un lieu de liberté, où les jeunes ont accès à tous les moyens d'expression. On propose une découverte des goûts des uns et des autres. Pour les aider à s'épanouir", explique Papa Jan, qui est quelque sorte passé par le même chemin que ses “élèves” : "La peinture c'est une manière de m'affirmer, de faire ressortir ma personnalité."
Utamaduni, c'est aussi une histoire d'amitié avec des gens qui passent par là, pour permettre aux jeunes de s'épanouir dans leur art. L'année dernière c'est William Zitte, un artiste peintre réunionnais qui était l'invité de l'association. Un stage avait été organisé au cours duquel Twaboo et son frère ont pu montrer leurs dessins en direct à un peintre expérimenté. Scupteurs, peintres, musiciens, conteurs... le couple d’artistes a réussi a rassembler toute une tribu dont les membres viennent à tour de rôle, sous les longs arbres de Massimoni, partager leur savoir et leur créativité avec des enfants du coin. Et la méthode fonctionne : “Les plus anciens, qui ont été formés depuis 5 ans, peuvent encadrer les plus jeunes.” Parmi les fiertés de Cathi et Papa Jan, Bikarima, une élève en formation à Utamaduni qui "a pu intégrer une école pour faire des études de musique à la Réunion. L'idée c'est également de détecter des talents cachés, tout en travaillant l'autonomie dans un petit cadre. Ce qui est gratifiant, c'est l'épanouissement des enfants, voir des yeux qui brillent ". Une difficulté demeure : l'art n'est pas une priorité politique. Les subventions pour organiser des ateliers gratuits “ne sont pas toujours au rendez-vous, mais ça va en s'arrangeant”, tempère Cathi. Néanmoins, “il faut proposer davantage de choses aux regards des enfants qui attendent, qui se posent des questions”, estime Papa Jan.
Nassuf Djailani (avec LG)
2008-11-20 |
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L'actualité aux Comores au quotidien |
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Mayotte pour l'heure épargnée par la crise internationale, selon les autorités |

Jusqu'ici, tout va bien… Tel pourrait
être le résumé du discours tenu mardi 18 novembre par les
autorités de Mayotte, lors d'une conférence de presse consécutive
à la rencontre exceptionnelle entre les différents responsables
économiques (patronat, banques, chambres consulaires) et
administratifs (préfecture, Iedom [Institut d'émission des
départements d'outremer] et Trésorier payeur général) de l'île,
dans le cadre de la crise financière internationale.
19/11/2008 |
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Réseau d'eau de Moroni : la Chine aide les Comores |
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Les actes de remise et de réception ont été signés vendredi 14 novembre au siège de la Ma-mwe, la société nationale d’eau et d’électricité, au terme d’une cérémonie à laquelle ont participé les plus hautes personnalités du pays [dont] le président Sambi et ses deux vice-présidents (…)Le maire de Moroni Said Ahmed Said Ali, saisissant l’occasion d’un mot de bienvenue dans sa commune, a loué la coopération "franche et cordiale" sino-comorienne.
19/11/2008 |
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Comores : l'UE aide au paiement des salaires des enseignants |
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L'enveloppe de 2.025.000 d'euros devrait servir au paiement de deux mois de salaires des enseignants comoriens, précise l'agence de presse Panapress. Cette somme a été mobilisée dans le cadre du Programme d’appui au secteur Education des Comores (Pasec), doté d’un fonds de 16 millions d’euros et financé sur les ressources du 9ème Fonds européen de développement (Fed).
19/11/2008 |
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France-Comores : la réunion du GTHN reportée |

Après des rencontres à Paris en juin, Moroni en juillet et
Dzaoudzi en septembre, les délégations française, comorienne et mahoraise du
Groupe de travail de haut niveau (GTHN) devaient se retrouver à Moroni mercredi
19 et jeudi 20 novembre – après un passage à Anjouan.
19/11/2008 |
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Mayotte : les reconduites à la frontière ont repris |
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La nouvelle est tombée lundi 17 novembre : suspendues depuis dix jours par les autorités anjouanaises, les reconduites à la frontière des Comoriens en situation irrégulière à Mayotte ont repris mardi 18 novembre.
19/11/2008 |
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