Le journal des quatre îles de la Lune
Les vents n'ont pas de frontière, l'information non plus Abonnement
Toute l'actualité de toutes les Comores : Kashkazi N° 73 N° 72 N° 71 N° 70 N° 69 N° 68 N° 67 N° 66 N° 64 N° 62

Jeudi 20 Novembre 2008

Acheter le numéro 14
Voir la UNE au format original
:
vous pourrez le télécharger immédiatement en version PDF

Web Kashkazi
Où trouver Kashkazi en kiosque ?
Recevoir gratuitement La lettre de Kashkazi
chaque mois
Votre adresse email :
Votre nom
Pays
Rechercher un numéro de Kashkazi : entrez son numéro

Sommaire du N° 14

le syndicat des eaux en cessation de paiement
Le Sieam n'a pas reçu de subvention de l'Etat français depuis 13 mois pour des raisons que ses responsables disent ne pas comprendre. Il menace de stopper...
L'allocation chômage voit le jour
A Maore, les licenciés économiques et les recalés du CNE en bénéficieront.
Contrôle d’identité géant à Mayotte
Sans-papiers, sans eau
Depuis un mois, la fontaine du quartier Kamikaze, à Sada, ne fonctionne plus. Personne n'est venu la réparer, malgré les 16 abonnés.
Peur sur les villages
A Maore, la fin du Ramadan fait craindre un exode massif des sans-papiers vers Mamoudzou.
Massimoni : la source sacrée est devenue artistique
Cathi forestier, musicienne, et Jan Van Der Hoeven, peintre, ont fait de leur lieu de vie, à Cavani, un site d’éveil à l’art pour les enfants du quartier....
Patsy repense ses formations
L'Université de Anjouan est prête à coopérer avec Moroni... mais en toute autonomie.
A shiwe, l’arrivée des pluies est un cauchemar
Perché sur les hauteurs de Mutsamudu, au col de Hombo, à Anjouan, le quartier de Shiwe redoute chaque année que les eaux ne l'emportent.
quel rôle pour les écrivains comoriens ?
Avec : Mohamed Toihiri, écrivain, auteur de théâtre ; Salim Hatubou, conteur et romancier ; Nassuf Djaïlani, jeune auteur et journaliste à Kashkazi.
Air Austral suspend ses longs courriers sur Moroni
En mettant en cause l'état de la piste de l'aéroport de Moroni-Hahaya pour justifier sa décision, la direction d'Air Austral soulève une polémique.

Documents

la circulaire Sarkozy règlementant les conditions d'interpellation et de garde à vue des étrangers en situation irrégulière en France.
Discours de N. Sarkozy à Dakar

Droit du sol à Maore

"Immigration clandestine : une réalité inacceptable, une réponse ferme, juste et humaine". Rapport sénatorial

Acheter un ancien numéro

N° 73 : 14 06 2008
N° 72 : 08 05 2008
N° 71 : 10 04 2008
N° 70 : 11 03 2008
N° 69 : 07 02 2008
N° 68 : 04 12 2007
N° 67 : 04 10 2007
N° 66 : 05 09 2007
N° 65 : 05 07 2007
N° 64 : 07 06 2207
N° 63 : 03 05 2207
N° 62 : 05 04 2007
N° 61 : 05 03 2007
N° 60 : 05 02 2007
N° 59 : 04 01 2007
N° 58 : 07 12 2006
N° 57 : 12 10 2006
N° 56 : 05 10 2006
N° 55 : 28 07 2006
Toutes les archives

En savoir plus sur les Iles de la Lune...

Anjouan
Grande Comore
Mayotte
Mohéli
Ocean Indien
L'actualité régionale

Maoré - Mayotte Culture
Massimoni : la source sacrée est devenue artistique

Cathi forestier, musicienne, et Jan Van Der Hoeven, peintre, ont fait de leur lieu de vie, à Cavani, un site d’éveil à l’art pour les enfants du quartier.

Au second plan, Cathi Forestier lors d’une journée culturelle organisée par Utamaduni dans le vaste de jardin de la famille Van Der Hoeven, qui sert aussi de siège à l’association et de lieu de création.

Utamaduni, c'est d'abord l'histoire de deux hommes et d'un lieu. Les hommes s'appellent Jan Van Der Hoeven (père et fils) et le lieu porte le nom spirituel de Massimoni. Un lieu sacré, où l'on venait se recueillir autrefois. Le duo sera rejoint en 1994 par une fée musicienne répondant au nom de Cathi Forestier. Elle partage la vie de “Papa Jan” (prononcez Yan), lui même né de la rencontre entre une Zimbabwéenne et un Hollandais. Elle est musicienne, elle a passé deux ans au Conservatoire du Jazz à la Réunion ; lui est peintre. Ils se battent depuis plus de 4 ans pour rendre Massimoni à ses habitants, pour en faire un lieu de vie où les enfants du quartier viennent mettre à profit leur imaginaire.
A l'ombre de manguiers quasi-centenaires, un emplacement a été aménagé. Ce n'est pas une aire de jeu mais un atelier de travail. Des enfants s'y retrouvent pour chanter, répéter des textes, peindre, se rouler par terre parfois. "Ça fait 6 ans qu'on s’est lancés dans l'aventure, l'idée c'est de transmettre notre passion", explique le couple artiste. Leur concept : l'art pour tous. "Rendre l'art à tous les enfants, à commencer par ceux du quartier Cavani" sur les hauteurs de Mamoudzou. Créer une dynamique artistique à Mayotte. Plus facile à dire qu’à faire : "L'art n'est souvent pas la priorité pour les parents." Quel choix opérer ? Envoyer leur progéniture à l'école coranique, où dans les "oeuvres sataniques de Utamaduni", comme le demande dans un sourire Cathi Forestier ? "La confiance s'est gagnée au fur et à mesure", confie-t-elle. Et de poursuivre : "Nos enfants fréquentent l'école publique, ils servent souvent de relais avec les autres. On communique beaucoup avec les autres parents, Utamaduni est en train de devenir une pépinière de petits artistes."
Un samedi comme tant d’autres à Massimoni... Les boucles blondes d’Eolia, l’aînée des filles de Yan et Cathi, battent l’air au milieu des gamins turbulents du quartier qui se jettent dans les feuilles mortes et des petites filles plus calmes. Après avoir travaillé sur des sculptures, écouté un conte et ramassé les feuilles mortes, le petit groupe se rassemble autour d’Elias, le guitariste de Maalesh, qui les accompagne pour une chanson. Eolia est une fidèle de l’atelier organisé par ses parents pour les enfants de 8 à 13 ans. Le spectacle de la petite troupe, Gon-Ko, a été joué récemment à la bibliothèque de Cavani. “On tente de les faire sortir de leur quartier pour leur faire découvrir leur île”, précise Cathi.
Eolia et sa bande forment la relève d’un groupe plus âgé. Depuis 2001, "on travaille avec des jeunes de terminale et des moins jeunes”, explique la musicienne. “On a mis en scène par exemple lors de nos ateliers des textes d'auteurs comme David Jaomanoro, avec le Petit os, on travaille sur des créations autour de l'image sous-marine. On a décroché le 1er prix du concours de scénario contre l'alcoolisme".
Les lycéens sont aussi les auteurs du générique de l’émission Maesha, sur Radio-Mayotte.
Exposition de sculptures, théâtre, musique... L'association regorge d'activités organisées avec ces jeunes, "ceux que l'on a baptisés la bande des neuf : Raïssa, Toibrane, Rouzouna, Moina, Roukia, Saouira, Bikarima, Fardi et Amir.”
La troupe, formée à l’origine après un atelier de percussions au collège de M’gombani jugé trop court par les jeunes participants, a vu petit à petit ses membres sortir de leur chrysalide. Raïssa s’est mise au violon l’année dernière grâce à un partenariat entre le vice-rectorat, l’association Musique à Mayotte et Utamaduni : Cathi s’est débrouillée pour trouver un instrument à lui prêter. Selon le même principe, des élèves de l’école de musique dont les familles disposaient de peu de moyens ont pu travailler sur les instruments mis à leur disposition à Massimoni.
Twaboo, un “ancien” des lieux, a travaillé dessin et peinture avec Jan, tandis que Cathi “l’embauchait” pour l’accompagner à la guitare dans ses spectacles pour tout petits.
A Utamaduni, "chaque jeune arrive avec son projet. On tente de faire comprendre aux parents que ce n'est pas une perte de temps, que c'est un lieu de liberté, où les jeunes ont accès à tous les moyens d'expression. On propose une découverte des goûts des uns et des autres. Pour les aider à s'épanouir", explique Papa Jan, qui est quelque sorte passé par le même chemin que ses “élèves” : "La peinture c'est une manière de m'affirmer, de faire ressortir ma personnalité."


Utamaduni, c'est aussi une histoire d'amitié avec des gens qui passent par là, pour permettre aux jeunes de s'épanouir dans leur art. L'année dernière c'est William Zitte, un artiste peintre réunionnais qui était l'invité de l'association. Un stage avait été organisé au cours duquel Twaboo et son frère ont pu montrer leurs dessins en direct à un peintre expérimenté.
Scupteurs, peintres, musiciens, conteurs... le couple d’artistes a réussi a rassembler toute une tribu dont les membres viennent à tour de rôle, sous les longs arbres de Massimoni, partager leur savoir et leur créativité avec des enfants du coin.
Et la méthode fonctionne : “Les plus anciens, qui ont été formés depuis 5 ans, peuvent encadrer les plus jeunes.” Parmi les fiertés de Cathi et Papa Jan, Bikarima, une élève en formation à Utamaduni qui "a pu intégrer une école pour faire des études de musique à la Réunion. L'idée c'est également de détecter des talents cachés, tout en travaillant l'autonomie dans un petit cadre. Ce qui est gratifiant, c'est l'épanouissement des enfants, voir des yeux qui brillent ".
Une difficulté demeure : l'art n'est pas une priorité politique. Les subventions pour organiser des ateliers gratuits “ne sont pas toujours au rendez-vous, mais ça va en s'arrangeant”, tempère Cathi. Néanmoins, “il faut proposer davantage de choses aux regards des enfants qui attendent, qui se posent des questions”, estime Papa Jan.


Nassuf Djailani (avec LG)

2008-11-20

L'actualité aux Comores au quotidien

Mayotte pour l'heure épargnée par la crise internationale, selon les autorités

Jusqu'ici, tout va bien… Tel pourrait être le résumé du discours tenu mardi 18 novembre par les autorités de Mayotte, lors d'une conférence de presse consécutive à la rencontre exceptionnelle entre les différents responsables économiques (patronat, banques, chambres consulaires) et administratifs (préfecture, Iedom [Institut d'émission des départements d'outremer] et Trésorier payeur général) de l'île, dans le cadre de la crise financière internationale.

19/11/2008

Réseau d'eau de Moroni : la Chine aide les Comores
Les actes de remise et de réception ont été signés vendredi 14 novembre au siège de la Ma-mwe, la société nationale d’eau et d’électricité, au  terme d’une cérémonie à laquelle ont participé les plus hautes personnalités du pays [dont] le président Sambi et ses deux vice-présidents (…)Le maire de Moroni Said Ahmed Said Ali, saisissant l’occasion d’un mot de bienvenue dans sa commune, a loué la  coopération "franche et cordiale" sino-comorienne.

19/11/2008

Comores : l'UE aide au paiement des salaires des enseignants
L'enveloppe de 2.025.000 d'euros devrait servir au paiement de deux mois de salaires des enseignants comoriens, précise l'agence de presse Panapress. Cette somme a été mobilisée dans le cadre du Programme d’appui au secteur Education des Comores (Pasec), doté d’un fonds de 16 millions d’euros et financé sur les ressources du  9ème Fonds européen de développement (Fed).

19/11/2008

France-Comores : la réunion du GTHN reportée

Après des rencontres à Paris en juin, Moroni en juillet et Dzaoudzi en septembre, les délégations française, comorienne et mahoraise du Groupe de travail de haut niveau (GTHN) devaient se retrouver à Moroni mercredi 19 et jeudi 20 novembre – après un passage à Anjouan.

19/11/2008

Mayotte : les reconduites à la frontière ont repris
La nouvelle est tombée lundi 17 novembre : suspendues depuis dix jours par les autorités anjouanaises, les reconduites à la frontière des Comoriens en situation irrégulière à Mayotte ont repris mardi 18 novembre.

19/11/2008

Comores : M. Boléro demande à l'Union africaine de soutenir la tournante
"Aujourd’hui comme toujours, à quelques mois de la fin de son mandat constitutionnel, le Président de l’Union a décidé de procéder à une révision constitutionnelle dans le but de proroger son mandat.

16/11/2008

Nous contacter Sites partenaires Mise en ligne et maintenance : Malango Mayotte Admin