Sommaire du N°
58
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La déchirure provoquée par les massacres de plus de mille Comoriens en décembre 1976 à Mahajanga, entache aujourd'hui encore les relations entre Comoriens... |
Pendant 15 ans, des hommes et femmes des hauts plateaux malgaches rescapés du naufrage d’un bateau négrier ont survécu sur un îlot de sable et de roches... |
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L’attribution du contrat d’affermage de l’eau potable à Maore a prêté le flanc à toutes les rumeurs. Nombreux sont ceux qui soupçonnent des actes de corruption... |
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Mémoire
Décembre 1976 : massacres de mahajanga, la vérité enfouie |
La déchirure provoquée par les massacres de plus de mille Comoriens en décembre 1976 à Mahajanga, entache aujourd'hui encore les relations entre Comoriens et Malgaches. Une chape de silence empêche ces deux communautés d'en faire le deuil. Une enquête réalisée à Mahajanga par Kamal’Eddine Saindou |
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20 décembre 1976, 20 décembre 2006. Cela fera exactement 30 ans que se sont déroulés dans la ville de Mahajanga, ce que la presse de l'époque et les déclarations officielles nomment les "événements de 1976". Incorrectement, car il s'agit bien d'un massacre tant par le nombre de victimes que par la rapidité avec laquelle cette tuerie a été exécutée. Deux éléments qui font croire plutôt à une opération planifiée qu'à un simple excès de colère d'une famille bafouée dans son honneur.
Bien qu'aucun bilan officiel n'ait été établi ni par les autorités comoriennes, ni par celles de Madagascar, les chiffres avancés par diverses sources font état de près de 2.000 Comoriens tués en trois jours, entre le 20 et le 22 décembre. Des viols ont été également perpétrés, sans compter les centaines de maisons incendiées ou pillées. Les autorités comoriennes de l'époque ont dû rapatrier dans l'urgence les survivants. Plus de 16.000 Comoriens ont ainsi regagné Moroni en quelques semaines. 1.200 ont rejoint Maore au cours des premiers mois de 1977.
Gorille, un Comorien natif de Mahajanga, avait 26 ans en 1976 et se souvient de ces trois jours de folie. "Au départ, il s'agissait d'une altercation entre un Grand-comorien et un Betsiberaka à Fifio, à côté de Mandzarsoa. A l'époque, c'était un petit quartier, un petit terrain de foot." Des versions concordantes attestent la cause immédiate du drame. Un enfant Betsiberaka fait à deux reprises ses excréments dans la cour d'une famille comorienne. Excédé, un membre de celle-ci barbouille l'enfant de ses excréments. Nous sommes le 19 décembre. "On ne joue pas avec les excréments. Ça ne plairait à personne" reconnaît Gorille. Au-delà de l'indélicatesse de cet individu, un tel geste constitue une souillure dans la coutume des Betsiberaka, une ethnie issue du sud de la grande île. Informés de l'incident, "les Comoriens ont eux aussi compris la gravité de l'acte et ont accepté de réparer l'affront par un zébu et de l'argent" selon la coutume betsiberaka. Mais à la surprise générale, l'arrangement est refusé. "Les Betsiberaka ayant monté les enchères à 10 zébus, les Comoriens n'étaient pas d'accord" se rappelle Gorille.
Pourquoi cet arrangement coutumier n'a-t-il pas fonctionné ? Pour les témoins des événements, c'est là que se joue l'enjeu et les raisons cachées du drame qu'aucun signe précurseur ne laissait envisager. La partie comorienne se disait d'autant plus surprise "qu'elle était tout à fait disposée à ce que l'auteur de ce geste, arrêté le même jour par la police, soit traduit en justice", ajoute Mohamed Hachimo, un vieux Comorien de Mahajanga qui a fait partie des conciliateurs.
(la suite dans Kashkazi n°58)
2008-11-20 |
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L'actualité aux Comores au quotidien |
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Mayotte pour l'heure épargnée par la crise internationale, selon les autorités |

Jusqu'ici, tout va bien… Tel pourrait
être le résumé du discours tenu mardi 18 novembre par les
autorités de Mayotte, lors d'une conférence de presse consécutive
à la rencontre exceptionnelle entre les différents responsables
économiques (patronat, banques, chambres consulaires) et
administratifs (préfecture, Iedom [Institut d'émission des
départements d'outremer] et Trésorier payeur général) de l'île,
dans le cadre de la crise financière internationale.
19/11/2008 |
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Réseau d'eau de Moroni : la Chine aide les Comores |
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Les actes de remise et de réception ont été signés vendredi 14 novembre au siège de la Ma-mwe, la société nationale d’eau et d’électricité, au terme d’une cérémonie à laquelle ont participé les plus hautes personnalités du pays [dont] le président Sambi et ses deux vice-présidents (…)Le maire de Moroni Said Ahmed Said Ali, saisissant l’occasion d’un mot de bienvenue dans sa commune, a loué la coopération "franche et cordiale" sino-comorienne.
19/11/2008 |
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Comores : l'UE aide au paiement des salaires des enseignants |
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L'enveloppe de 2.025.000 d'euros devrait servir au paiement de deux mois de salaires des enseignants comoriens, précise l'agence de presse Panapress. Cette somme a été mobilisée dans le cadre du Programme d’appui au secteur Education des Comores (Pasec), doté d’un fonds de 16 millions d’euros et financé sur les ressources du 9ème Fonds européen de développement (Fed).
19/11/2008 |
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France-Comores : la réunion du GTHN reportée |

Après des rencontres à Paris en juin, Moroni en juillet et
Dzaoudzi en septembre, les délégations française, comorienne et mahoraise du
Groupe de travail de haut niveau (GTHN) devaient se retrouver à Moroni mercredi
19 et jeudi 20 novembre – après un passage à Anjouan.
19/11/2008 |
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Mayotte : les reconduites à la frontière ont repris |
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La nouvelle est tombée lundi 17 novembre : suspendues depuis dix jours par les autorités anjouanaises, les reconduites à la frontière des Comoriens en situation irrégulière à Mayotte ont repris mardi 18 novembre.
19/11/2008 |
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