Le journal des quatre îles de la Lune
Les vents n'ont pas de frontière, l'information non plus Abonnement
Toute l'actualité de toutes les Comores : Kashkazi N° 73 N° 72 N° 71 N° 70 N° 69 N° 68 N° 67 N° 66 N° 64 N° 62

Lundi 8 Septembre 2008

Acheter le numéro 62
Voir la UNE au format original
:
vous pourez le télécharger immédiatement en version PDF

Web Kashkazi
Où trouver Kashkazi en kiosque ?
Recevoir gratuitement La lettre de Kashkazi
chaque mois
Votre adresse email :
Votre nom
Pays
Rechercher un numéro de Kashkazi : entrez son numéro

Sommaire du N° 62

Réfugiés africains : Maore, la porte de tous les espoirs
Depuis cinq ans, l’île sous administration française est connue en Afrique continentale. De nombreux réfugiés de la région des Grands lacs y viennent afin...
Fomboni, la ville aux sept villages
La capitale mohélienne est avant tout une ville coutumière où sont chez eux les membres de sept localités liées par les origines et le mariage, en marge...
Trouble affaire aux Hydrocarbures
Rien n'est bien clair dans l’affaire judiciaire qui touche la Société comorienne des hydrocarbures et Nestair. Ni la gestion de Salim Ben Ali, ni les faits...
Au cœur du Port, un squat’ nommé « Rwanda »
Une centaine de familles d'origine comorienne, Mahorais pour la plupart, squattent ce dernier bidonville du Port de la Pointe des Galets, à la Réunion....
L’Histoire pour avancer, pas ressasser
Monsieur le gouverneur a dit

Documents

la circulaire Sarkozy règlementant les conditions d'interpellation et de garde à vue des étrangers en situation irrégulière en France.
Discours de N. Sarkozy à Dakar

Droit du sol à Maore

"Immigration clandestine : une réalité inacceptable, une réponse ferme, juste et humaine". Rapport sénatorial

Acheter un ancien numéro

N° 73 : 14 06 2008
N° 72 : 08 05 2008
N° 71 : 10 04 2008
N° 70 : 11 03 2008
N° 69 : 07 02 2008
N° 68 : 04 12 2007
N° 67 : 04 10 2007
N° 66 : 05 09 2007
N° 65 : 05 07 2007
N° 64 : 07 06 2207
N° 63 : 03 05 2207
N° 62 : 05 04 2007
N° 61 : 05 03 2007
N° 60 : 05 02 2007
N° 59 : 04 01 2007
N° 58 : 07 12 2006
N° 57 : 12 10 2006
N° 56 : 05 10 2006
N° 55 : 28 07 2006
Toutes les archives

L'actualité aux Comores au quotidien

Mayotte : des parents d'élèves non scolarisés mécontents
Les manifestants se sont réunis dans la matinée afin de dénoncer la non-scolarisation de leur(s) enfant(s). Selon l'association Oudaïlia Haqui Za M'mahore,

03/09/2008

Mayotte : un crash aérien pour du beurre
La préfecture de Mayotte avait annoncé la semaine dernière un exercice de simulation de crash aérien pour cette semaine, sans préciser la date de l'opération.

03/09/2008

Anjouan : des résultats du Bac catastrophiques
265 autres candidats sont appelés à repasser les épreuves de deuxième groupe, soit un pourcentage de 8,68%. En série A1, sur les 178 inscrits, 2 seulement

03/09/2008

La question de Mayotte au menu de l'ONU
Comme chaque année à l'approche de l'Assemblée générale de l'ONU fin septembre, les partisans du retour de Mayotte dans l'ensemble politique comorien scrutent

03/09/2008

Comores : les entreprises auraient perdu 60 millions à cause des pénuries
"Les pertes subies se chiffrent entre 20 et 30 milliards de francs comoriens (entre 40,6 et 60,9 millions d'euros)" depuis le mois de juin, a déclaré à

01/09/2008

Mayotte : une mission sénatoriale en vue de la départementalisation
Du 1er au 6 septembre, les membres de cette mission dirigée par le président (UMP) de la Commission des lois du Sénat, Jean-Jacques Hyest, doivent rencontrer

01/09/2008


En savoir plus sur les Iles de la Lune...

Anjouan
Grande Comore
Mayotte
Mohéli
Ocean Indien
L'actualité régionale

Région - Comores Société
Au cœur du port, un squat’ nommé « rwanda »

Une centaine de familles d'origine comorienne, Mahorais pour la plupart, squattent ce dernier bidonville du Port de la Pointe des Galets, à la Réunion. Reportage dans un lieu de transit pour un relogement incertain.
Par Kamal’Eddine Saindou


Warning: getimagesize() [function.getimagesize]: Unable to access hyest_jean_jacques95039l.jpg in /home/local/apache/htdocs/sites/m/malango-mayotte.com/kashkazi/article.php on line 30

Warning: getimagesize(hyest_jean_jacques95039l.jpg) [function.getimagesize]: failed to open stream: No such file or directory in /home/local/apache/htdocs/sites/m/malango-mayotte.com/kashkazi/article.php on line 30

Bienvenue au Triangle de l'Oasis. Une terre battue où la vie semble s'être arrêtée à l'ère des "pionniers du désert", ces ouvriers qui ont fondé la ville à la fin du XVIIIème siècle. La route suit un tracé contournant cet enclos et dessine une frontière involontaire qui sépare deux univers à la fois proches et inaccessibles. D'un côté, les tours et les barres d'une ville en béton. De l'autre, des bric, des broc et un amas de tôles à perte de vue. Seule passerelle entre ces deux mondes, un chemin de terre qui disparaît quelques mètres plus loin, comme évanoui dans le chaos de ce paysage.


A première vue, on s'attendrait à un no man's land tellement l'endroit paraît calme et serein. De temps en temps, une silhouette d'enfant franchissant le chemin de terre vient troubler cette quiétude et laisser poindre un souffle de vie, sans totalement lever le voile sur le mystère de ce lieu. Consciemment ou pas, les Portois (habitants du Port, commune de 38.000 habitants au dernier recensement, en 1999) ne se hasardent pas à braver la frontière de bitume. Une vidéaste qui voulait prendre quelques plans, s'est rapidement ravisée devant l'étonnement des occupants qui soupçonnent chez tout intrus l'œil ou l'oreille indiscrète de la mairie. Pas de réaction de violence, mais un réflexe de prudence. Celui du squatteur qui guette toute “intrusion” de peur de se faire déloger. Une manière de préserver une intimité jugée dégradante.


Anchimia est en classe de seconde à Saint-André, mais passe ses vacances au Port. "Ici, je retrouve la vie mahoraise" avoue-t-elle. Elle n'est pas la seule à choisir de "descendre jusqu'au Port" pour se fondre dans la masse d'anonymes qui peuplent le Triangle de  l'Oasis. Derrière ces parois de tôles, les habitants du Triangle ont réussi à reproduire un cadre de vie "normal" à l'instar de leur environnement d'origine, qui leur permet de supporter le destin en s'offrant un va-et-vient entre le village ainsi reconstitué et leur quête d'un ailleurs que représenterait la ville d'accueil avec tout ce qu'elle offre de splendide et de moderne.


"Une centaine de familles vit dans ce triangle", estime Alain Drenaud, le coordonnateur Habitat de la ville du Port. Pas moins de 600 personnes dont une majorité de Mahorais, quelques ressortissants des autres îles de l’archipel et un petit groupe de Malgaches. "Seules deux familles créoles, installées depuis longtemps à cet endroit, ont choisi de rester dans leur case traditionnelle pendant que les autres déménageaient pour de nouveaux logements", explique un jeune du coin. Cette importance numérique n'en fait pas moins des occupants du Triangle de l'Oasis un monde invisible, discret, que l'on n'aperçoit que furtivement, à certains moments particuliers. "Venez à la fin de la journée, vous verrez plein de gens qui se promènent aux alentours", insiste un jeune mahorais comme pour justifier que ceux qui se terrent profitent du crépuscule de la nuit pour quitter leur repaire. Appuyé sur le tronc d'un arbre, ce jeune qui ne souhaite pas décliner son identité semble se complaire dans cette posture reposante, sous l'ombre du feuillage qui lui rappelle certainement le village. Le squat’ du Port est sans doute l'un des plus grands regroupements de Mahorais sur l'île de la Réunion. Beaucoup y viennent se ressourcer, manger local où prendre des nouvelles du pays. Une convivialité que ne retrouve pas Anchimia dans sa solitude de Saint-André, et qui au port réunit des amis qui se retrouvent les après-midi sur une petite place à l'abri du soleil,  pour discuter en toute décontraction.


(la suite dans Kashkazi n°62)

2008-09-08

Nous contacter Sites partenaires Mise en ligne et maintenance : Malango Mayotte Admin