Sommaire du N°
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A Ngazidja, les candidats compensent le vide et la morosité de la campagne présidentielle en tentant de séduire les jeunes électeurs. Concerts, soutiens... |
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De plus en plus de jeunes Mahorais ont le Bac, se félicite l’administration. Une éducation de masse qui se fait bien souvent au détriment de la qualité... |
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A première vue, tout semble accuser l’ancien chef d’état-major, le colonel Hamza, soupçonné d’avoir trahi Sambi au profit de Bacar lors de la crise de... |
De l'engagement des retraités anjouanais de l'armée française à l'ONG Humanis en passant par l'ouverture d'une base de repli à Maore, de nombreux éléments... |
A l'ère des grands ensembles régionaux et de la globalisation, évoquer la problématique nationale peut sembler être un combat d'arrière-garde, voire un... |
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Mayotte : un crash aérien pour du beurre |
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La préfecture de Mayotte avait annoncé la semaine dernière un exercice de simulation de crash aérien pour cette semaine, sans préciser la date de l'opération.
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Décryptage
La jeunesse en ligne de mire |
A Ngazidja, les candidats compensent le vide et la morosité de la campagne présidentielle en tentant de séduire les jeunes électeurs. Concerts, soutiens aux DJ’s, promesses d'embauches et de stades… Tout y passe.
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Samedi 12 mai. Une foule immense se rassemble sur la place Ajao, à Moroni, pour un show présenté par les DJ’s du moment. Cinq ou dix mille, on ne connaît pas précisément le nombre de spectateurs qui ont assisté à ce concert offert par Fahami Said Ibrahim, candidat à l'élection présidentielle de Ngazidja. Le maître de cérémonie ne prononcera que quelques mots relatifs aux élections. "Le concert est organisé pour mettre de l'ambiance dans la campagne tout en souhaitant bonne chance au autres candidats" soutient-il… Ce spectacle qui a réuni plus d'une vingtaine d'artistes de tous bords, est le deuxième du genre depuis que la campagne est lancée officiellement. Confrère au prétoire et rival en politique de Fahami, Said Larifou avait organisé quelques jours auparavant son propre show. Sur la même place. Ces concerts spécialement destinés aux jeunes constituent l'exception dans cette campagne plutôt morose, et les rares moments d'affluence obtenus dans la capitale par les candidats. Aucun meeting digne de ce nom, des rencontres parfois spontanées, bricolées à l'occasion de l'ouverture d'un quartier général... Chaque candidat mise avant tout sur son village et sa région, tout en espérant récupérer quelques voix dans le camp de l'autre. A défaut de pouvoir drainer la population, les prétendants font de la jeunesse à la fois leur cible et leur arme. Si la campagne est discrète sur les places publiques, les choses bougent du côté des quartiers généraux. Alors que les politiques s'activent sur le terrain entre petites réunions et porte-à-porte, les QG sont tenus et animés par des jeunes. Chez Kamar Ezzamane, non loin du marché Volovolo, deux jeunes femmes voilées tiennent la permanence. Mais elles ne parlent pas aux journalistes. "Il y a un chargé de communication qu'il faut contacter", lancent-elles. En son absence, un garçon prend la responsabilité de nous adresser la parole. "Je soutiens Kamar car parmi tous les programmes, il est le seul à me convaincre. Surtout sa politique sur la santé car un jour, je suis parti à l'hôpital et j'ai souffert", avance ce jeune qui se trouve être le coordinateur du candidat dans la région de Hambou. Même réticence chez les hôtesses d'accueil du QG de Larifou. "Je suis ici pour vous distribuer des programmes et faire le secrétariat, mais pas pour parler politique", lâche l'une d'entre elles. "Je suis pour Ridja pour la seule raison que Larifou se préoccupe des jeunes. J'ai été étudiante en Egypte et il est le seul politicien à être venu nous voir." "Moi, je suis au chômage et je suis convaincue qu'il va créer de l'emploi. Ses déplacements pour rencontrer les étudiants sont un signe qu'il va beaucoup faire une fois [qu’il sera] président", ajoute sa collègue.
(la suite dans Kashkazi n°64)
2008-09-08 |
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