Sommaire du N°
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A Ngazidja, les candidats compensent le vide et la morosité de la campagne présidentielle en tentant de séduire les jeunes électeurs. Concerts, soutiens... |
On connaissait le concept -encore très peu répandu, certes- du pollueur-payeur. L'idée est simple : l'entreprise dont l'activité a des conséquences sur... |
De plus en plus de jeunes Mahorais ont le Bac, se félicite l’administration. Une éducation de masse qui se fait bien souvent au détriment de la qualité... |
Mohamed Bacar n’est officiellement plus le président de l’île autonome de Ndzuani. Il n’en reste pas moins le maître. Enquête au coeur de la “dictature... |
A première vue, tout semble accuser l’ancien chef d’état-major, le colonel Hamza, soupçonné d’avoir trahi Sambi au profit de Bacar lors de la crise de... |
De l'engagement des retraités anjouanais de l'armée française à l'ONG Humanis en passant par l'ouverture d'une base de repli à Maore, de nombreux éléments... |
A l'ère des grands ensembles régionaux et de la globalisation, évoquer la problématique nationale peut sembler être un combat d'arrière-garde, voire un... |
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L'actualité aux Comores au quotidien
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Mayotte : un crash aérien pour du beurre |
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La préfecture de Mayotte avait annoncé la semaine dernière un exercice de simulation de crash aérien pour cette semaine, sans préciser la date de l'opération.
03/09/2008
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La question de Mayotte au menu de l'ONU |
Comme chaque année à l'approche de l'Assemblée générale de l'ONU fin septembre, les partisans du retour de Mayotte dans l'ensemble politique comorien scrutent
03/09/2008
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En savoir plus sur les Iles de la Lune...
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Ndzouani - Anjouan |
Politique |
Dossier
Crise anjouanaise du 2 mai : les scénarios d'un coup fourré |
A première vue, tout semble accuser l’ancien chef d’état-major, le colonel Hamza, soupçonné d’avoir trahi Sambi au profit de Bacar lors de la crise de début mai. Et si les véritables responsabilités étaient ailleurs ?
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A qui profitent les événements du 2 mai à Ndzuani ? Après la débâcle de l'armée nationale, dont une poignée de soldats avait investi les bâtiments officiels de l'île pour installer le président par intérim nommé par Ahmed Abdallah Sambi, la question taraude les esprits. Les hypothèses les plus diverses sont échafaudées sans que les autorités n'aient donné de réelle explication sur ce qui s'est passé. Retour sur les faits. Dimanche 29 avril. Ahmed Abdallah Sambi signe le décret nommant Kambi Houmadi, auparavant président de l'Assemblée anjouanaise déchu par Mohamed Bacar, président par intérim de Ndzuani, afin de combler le vide juridique laissé par la fin du mandat de ce dernier. Une décision que n'acceptent pas Bacar et les siens. Lundi 30, Kambi Houmadi forme son gouvernement qui doit être installé le mardi 1er mai. Ce jour là, une vingtaine de soldats de l'Armée nationale de développement (AND) prend position dans les ministères et bâtiments officiels. L'initiative est immédiatement suivie d'un déploiement des 500 hommes des Forces de gendarmerie anjouanaises (FGA) qui effectuent des tirs de roquette sur la présidence de l'Union à Ndzuani, délogent les soldats de l'AND, en capturent quatorze et pourchassent les autres. Réduits à s'échapper dans la forêt puis à s'embarquer clandestinement sur des vedettes, les militaires comoriens essuient des tirs durant leur fuite. Le mercredi 2 mai, l'un d'eux trouve la mort, abattu d'une balle. Originaire de Mitontsy, il sera enterré le jour même. Un témoin nous a affirmé ne pas avoir vu de trace de sang ni de balle sur son corps... Pendant ce temps à Ngazidja, le siège de l'armée nationale est en ébullition. Le mercredi, le chef d'état-major, le colonel Hamza, et son adjoint, le lieutenant-colonel Salimou, sont chargés par le cabinet militaire de mettre en place un commandement opérationnel spécialement chargé des événements de Ndzuani. "La note officielle mettant en place cette structure n'était pas encore sortie que nous apprenions l'attaque lancée par les forces anjouanaises sur l'AND", affirme le lieutenant-colonel Salimou. Pris de court, l'état-major décide de rappeler ses éléments et de dépêcher des troupes pour sécuriser Mwali. Mercredi soir, le chef d'état-major n'est pas joignable. Un général -une femme- de l'armée sud-africaine est arrivé le matin à Moroni dans le cadre de la préparation du déploiement des forces africaines de sécurisation des élections. Elle est accueillie par Hamza à l'aéroport, et les deux militaires déjeunent le soir à l'hôtel Le Moroni -le vice-président Idi Nadhoim, qui devait être présent, a décommandé. Désemparés, les officiers organisent une réunion sans lui à 19 heures. Jeudi, alors que la gendarmerie anjouanaise a la situation en main et que les éléments de l'AND sont en cours de repli, le colonel Hamza fait son apparition au camp de Kandani vers 7h30 et rentre à son bureau, où il est rejoint par tous les officiers. Cinq minutes après, deux coups de feu sont tirés en l'air par des soldats de la 2ème compagnie, réunis autour de leur chef Faissoil pour exprimer leur désapprobation quant à la manière dont le chef d'état-major a conduit les opérations, et "réclamer que l'AND intervienne à Ndzuani". Hamza panique. "Il s'est jeté par le petit balcon et a été intercepté par un lieutenant qui se trouvait dans la zone de fuite. Ramené dans son bureau, les officiers l'ont mis aux arrêts et lui ont pris ses deux téléphones cellulaires", raconte un officier. Libéré par la suite mais limogé, Hamza est à présent en attente du résultat de l'enquête menée par la division B2 de l'armée.
(la suite dans Kashkazi n°64)
2008-09-08 |
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