Sommaire du N°
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A Ngazidja, les candidats compensent le vide et la morosité de la campagne présidentielle en tentant de séduire les jeunes électeurs. Concerts, soutiens... |
On connaissait le concept -encore très peu répandu, certes- du pollueur-payeur. L'idée est simple : l'entreprise dont l'activité a des conséquences sur... |
De plus en plus de jeunes Mahorais ont le Bac, se félicite l’administration. Une éducation de masse qui se fait bien souvent au détriment de la qualité... |
Mohamed Bacar n’est officiellement plus le président de l’île autonome de Ndzuani. Il n’en reste pas moins le maître. Enquête au coeur de la “dictature... |
A première vue, tout semble accuser l’ancien chef d’état-major, le colonel Hamza, soupçonné d’avoir trahi Sambi au profit de Bacar lors de la crise de... |
De l'engagement des retraités anjouanais de l'armée française à l'ONG Humanis en passant par l'ouverture d'une base de repli à Maore, de nombreux éléments... |
A l'ère des grands ensembles régionaux et de la globalisation, évoquer la problématique nationale peut sembler être un combat d'arrière-garde, voire un... |
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L'actualité aux Comores au quotidien
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Mayotte : un crash aérien pour du beurre |
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La préfecture de Mayotte avait annoncé la semaine dernière un exercice de simulation de crash aérien pour cette semaine, sans préciser la date de l'opération.
03/09/2008
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La question de Mayotte au menu de l'ONU |
Comme chaque année à l'approche de l'Assemblée générale de l'ONU fin septembre, les partisans du retour de Mayotte dans l'ensemble politique comorien scrutent
03/09/2008
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En savoir plus sur les Iles de la Lune...
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Ndzouani - Anjouan |
Politique |
Dossier
La france à ndzuani : un jeu ambigu |
De l'engagement des retraités anjouanais de l'armée française à l'ONG Humanis en passant par l'ouverture d'une base de repli à Maore, de nombreux éléments ont conforté la population dans sa foi au rattachisme, durant la crise.
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Dix ans après ses débuts de milicienne, Afithati Bacar est perplexe. Cette jeune mère de famille de Mremani, l'un des principaux bourgs du Nyumakele, n'a pas tiré grand-chose des cinq ans qu'elle a consacrés à la cause séparatiste. Parmi les miliciens, "les hommes ont été recrutés dans l'armée" de Bacar, confie-t-elle. "Seules les femmes restent. A Mremani, nous étions six." Son unique acquis : "S'il y a un problème au village, je suis sollicitée. Je distribue les convocations de la gendarmerie." Le reste, toutes les promesses qui ont fait croire Afithati en l'avenir, n'ont pas été tenues. "Je n'avais rien à faire. Mon mari n'avait pas de travail. Je pensais que si on se rattachait à la France, on aurait du travail. Je pensais que je pourrais travailler dans la police française car dans l'embargo, j'avais une fonction de police militaire : je savais me servir d'une kalach’. Chamasse et consorts avaient dit aux gens que s'ils adhéraient, ils auraient du travail." La jeune femme s'est accrochée pendant cinq ans. "J'ai pris conscience qu'il n'y aurait pas de rattachement en 2001. Après les élections de 2002, les armes ont toutes été ramassées. Il n'y a pas eu d'évolution. On vit toujours dans la misère." S'est-elle trompée ? "Je pense que oui, sinon ma vie aurait changé. Les politiciens nous ont trompés. Ils ont profité de l'occasion pour tirer des profits. Aujourd'hui, je ne sais pas quoi dire là-dessus. Si je dis quelque chose, je risque de mentir." Avec le recul, Afithati Bacar n'est pas la seule à manifester de l'embarras en constatant qu'elle s'est laissée "tromper". Comment la manipulation a-t-elle pu être à ce point efficace ? La pauvreté, le désespoir, la proximité de “Maore française” et l'ignorance sont des éléments d'explication, de même que les séquelles de la colonisation (lire page 48). Mais l'ambiguïté entretenue sous plusieurs formes par la France ont également joué un rôle primordial dans la mystification dont a été victime la population de Ndzuani. Officiellement, la position de l'ancienne puissance coloniale était pourtant claire. "La France considère que les mouvements séparatistes font fausse route", déclarait l'ambassadeur de la France à la presse le 25 juillet 1997. La réalité sur le terrain n'a pas été aussi limpide. Un certain nombre d'éléments français ont, directement ou indirectement, apporté un soutien effectif au régime séparatiste, et alimenté le discours rattachiste.
(la suite dans Kashkazi n°64)
2008-09-08 |
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