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Lundi 8 Septembre 2008

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Pousse-pousse à Mahajanga : le business du pauvre
Depuis 2005, c'est la ruée sur les pousse-pousse dans la ville du nord-ouest malgache. Paysans au chômage, fonctionnaires en mal d'argent rapide, artisans,...
Sur les braises (encore chaudes) de l’apartheid
Quinze après la fin du régime raciste de Pretoria, l’Afrique du Sud subit encore les conséquences de l’apartheid. La réconciliation miraculeuse de Nelson...
La société sud-africaine au révélateur des Springboks
Longtemps considéré comme le fleuron du nationalisme boer et du régime d’apartheid, le rugby est devenu avec Mandela le vecteur de la réconciliation entre...
Lasbadias : le nouveau sultan blanc
Débarqué à Ndzuani en 1997 pour soutenir la cause séparatiste, ce nostalgique de la monarchie poursuit dans l'archipel les rêves vieux de mille ans de...
Bic / Nicom : une bombe à retardement
Comment un conflit banal entre une banque et son client est-il devenu une affaire d'Etat menaçant l'équilibre financier du pays ? De la corruption judiciaire...
Les Comores, un pion sur l'échiquier de l'apartheid
Denard avait fait des Comores une véritable plaque tournante pour l'Afrique du Sud, qui finançait la Garde présidentielle des mercenaires en échange de...
Les Jeux du chauvinisme
Il paraît que l'on fait partie d'une région homogène ; que ses habitants sont tous plus ou moins des frères et des sœurs. On aimerait tellement y croire…...
Migrations : au-delà des mythes
Une immigration exclusivement miséreuse que seule une lutte intense pourra étouffer. Voilà le plat que l’on veut nous faire avaler.

Documents

la circulaire Sarkozy règlementant les conditions d'interpellation et de garde à vue des étrangers en situation irrégulière en France.
Discours de N. Sarkozy à Dakar

Droit du sol à Maore

"Immigration clandestine : une réalité inacceptable, une réponse ferme, juste et humaine". Rapport sénatorial

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L'actualité aux Comores au quotidien

Mayotte : des parents d'élèves non scolarisés mécontents
Les manifestants se sont réunis dans la matinée afin de dénoncer la non-scolarisation de leur(s) enfant(s). Selon l'association Oudaïlia Haqui Za M'mahore,

03/09/2008

Mayotte : un crash aérien pour du beurre
La préfecture de Mayotte avait annoncé la semaine dernière un exercice de simulation de crash aérien pour cette semaine, sans préciser la date de l'opération.

03/09/2008

Anjouan : des résultats du Bac catastrophiques
265 autres candidats sont appelés à repasser les épreuves de deuxième groupe, soit un pourcentage de 8,68%. En série A1, sur les 178 inscrits, 2 seulement

03/09/2008

La question de Mayotte au menu de l'ONU
Comme chaque année à l'approche de l'Assemblée générale de l'ONU fin septembre, les partisans du retour de Mayotte dans l'ensemble politique comorien scrutent

03/09/2008

Comores : les entreprises auraient perdu 60 millions à cause des pénuries
"Les pertes subies se chiffrent entre 20 et 30 milliards de francs comoriens (entre 40,6 et 60,9 millions d'euros)" depuis le mois de juin, a déclaré à

01/09/2008

Mayotte : une mission sénatoriale en vue de la départementalisation
Du 1er au 6 septembre, les membres de cette mission dirigée par le président (UMP) de la Commission des lois du Sénat, Jean-Jacques Hyest, doivent rencontrer

01/09/2008


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La société sud-africaine au révélateur des springboks

Longtemps considéré comme le fleuron du nationalisme boer et du régime d’apartheid, le rugby est devenu avec Mandela le vecteur de la réconciliation entre Blancs et Noirs. Mais le poids du passé est lourd...


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Il est des souvenirs impérissables… Nous sommes en 1995, le  24 juin, à Johannesburg. Vêtu du maillot vert de François Pienaar, capitaine emblématique de l'équipe nationale de rugby d'Afrique du Sud, Nelson Mandela serre dans ses bras celui qui vient de soulever la coupe du monde remportée par les Springboks (le nom de l'équipe sud-africaine) face aux redoutables All-Blacks de la Nouvelle-Zélande 1. Pienaar, grand mastodonte aux cheveux blonds profondément calviniste, laisse parler l'émotion devant celui qui symbolise le martyr du peuple noir. "Nous n'étions pas quinze, nous étions 44 millions", déclare-t-il dans le stade, en référence à la population sud-africaine. "Quoique nous ayons fait, nous n'en avons jamais autant fait, et nous n'en ferons jamais autant que vous pour l'Afrique du Sud". Mandela est au bord des larmes. Libéré cinq ans plus tôt alors que l'apartheid vivait ses dernières heures, élu président quelques mois auparavant, il voit son vieux rêve se matérialiser à l'issue de cette compétition d'importance mondiale. Lui qui, depuis le début de la compétition, était devenu le premier supporter de cette équipe "de Blancs", avait compris que si réconciliation il devait y avoir, c'est par ce vecteur symbolique qu'elle passerait. L'expression "une équipe, une nation", dont les Springboks avaient fait leur slogan, prend alors tout son sens. Le rugby, ce sport qui fut pendant des années le fleuron du régime raciste de Pretoria, désormais perçu comme le moteur de l'unité sud-africaine : voilà une belle revanche de l'histoire, pense-t-on alors.


Les années ont passé depuis ces images qui resteront parmi les plus symboliques du XXème siècle. Les illusions aussi. Des décennies d'apartheid ne peuvent pas s'effacer en quelques succès ; dans le sport comme ailleurs.


Après quelques années marquées par cette embellie aveuglante, les premiers soubresauts racistes ont refait surface. En 1997, le sélectionneur André Markgraaff avait été obligé de démissionner pour avoir tenu des propos racistes à l'encontre des dirigeants noirs du sport sud-africain. Markgraaff s'était auparavant fait remarquer en sélectionnant H. Tromp, joueur célèbre condamné à la prison pour avoir corrigé à mort, à l'aide d'un fouet, un de ses ouvriers noirs durant l'Apartheid.


En 2002, l'autobiographie de Chester Williams2, premier joueur noir à avoir été sélectionné dans l'équipe nationale après la fin de l'Apartheid et vainqueur de la Coupe du Monde 1995, avait mis en évidence le quotidien du racisme chez les Springboks, fait de brimades et d'insultes. Un quotidien dont pouvaient encore témoigner les membres de la sélection lors de la Coupe du Monde 2003 : Geo Cronje, jeune avant des Springboks, avait alors refusé de partager sa chambre avec Quiton Davids, son équipier noir. La démission qui suivit du chargé de communication de la sélection, déclarant ne pas pouvoir "continuer à faire partie d'une sélection au sein de laquelle le préjugé est toléré, étouffé, absout", avait démontré qu'il ne s'agissait pas d'un incident isolé.


Les récentes déclarations de Nick Mallet, ancien sélectionneur sud-africain aujourd'hui coach de la Western Province, ont, à la veille de la sixième Coupe du monde de rugby organisée du 7 septembre au 20 octobre en France, en Ecosse et au Pays de Galles, une nouvelle fois réveillé les vieux démons.


Dans une interview accordée à des entraîneurs français, publiée sur le site de leur club 3, M. Mallet affirme que les problèmes de quotas raciaux auxquels sont soumis les joueurs sud-africains sont l'une des causes de leur migration vers l'Europe. Selon lui, à niveau égal voire moindre, les clubs sont parfois obligés de titulariser un Noir. Si ces propos ne visaient pas selon l'entraîneur à émettre un quelconque jugement quant à l'utilité de ces quotas, ils ont provoqué l'ire de Mveleli Ncula, un des responsables de la Fédération sud-africaine. Selon ce dernier, "la Western Province doit mettre Mallett au tapis. C'est idiot de sa part d'encourager les joueurs à partir à l'étranger, particulièrement si peu d'opportunités sont créées pour les Noirs. La Western Province compte de nombreux Noirs dans ses rangs mais il y a en a rarement plus de deux ou trois dans une équipe. Tout ça, c'est une question d'argent, rien d'autre. Ils devraient être honnêtes."


L'affaire a été d'autant plus médiatisée qu'elle est intervenue alors qu'une rumeur affirmait que le futur sélectionneur des Springboks, Peter de Villiers (le premier Noir à obtenir ce poste), envisagerait d'imposer un quota de joueurs noirs dans l'effectif de la sélection -débat qui jusqu'à présent n'avait pas été abordé. Dans le même temps, l'actuel sélectionneur, Jack White, dévoilait les trente noms retenus pour la Coupe du Monde : sur sa liste ne figurent que six joueurs noirs. De quoi faire perdurer la polémique…


 


(la suite dans Kashkazi n°66)

2008-09-08

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