Sommaire du N°
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Après des mois de ralentissement économique, les dernières restrictions imposées aux autorités de l'île par l'Union africaine se font progressivement sentir.... |
Sous prétexte de lutter contre les mariages blancs, certains maires et agents de police détruisent des couples qui n'ont rien à voir avec un quelconque... |
C’est est l'une des plaisanteries les plus en vogue dans les aéroports comoriens : "- Tu pars en voyage ? T'es pas sur la liste ?" ça pourrait bientôt... |
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Il faisait partie des derniers des Mohicans. Mohicans, comprendre ici : ces illuminés qui rêvaient d'une Afrique plus blanche que blanche, et qui, de... |
Dans tout l'archipel, voyager pour affaires était autrefois le privilège de l'élite. Mais depuis une quinzaine d'années, mères de famille et jeunes chômeurs... |
Après avoir été acclamés en 1978, les mercenaires de Bob Denard vont révéler peu à peu leur véritable visage. Pendant onze ans, les Comoriens subiront... |
Le 28 septembre, Bob Denard et ses mercenaires, après un long voyage en mer, arrêtent dans sa résidence Saïd Mohamed Djohar et prennent le contrôle du... |
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L'actualité aux Comores au quotidien
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Mayotte : un crash aérien pour du beurre |
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La préfecture de Mayotte avait annoncé la semaine dernière un exercice de simulation de crash aérien pour cette semaine, sans préciser la date de l'opération.
03/09/2008
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La question de Mayotte au menu de l'ONU |
Comme chaque année à l'approche de l'Assemblée générale de l'ONU fin septembre, les partisans du retour de Mayotte dans l'ensemble politique comorien scrutent
03/09/2008
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En savoir plus sur les Iles de la Lune...
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Région - Comores |
Politique |
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1995. "vous ne me reconnaissez pas ?" |
Le 28 septembre, Bob Denard et ses mercenaires, après un long voyage en mer, arrêtent dans sa résidence Saïd Mohamed Djohar et prennent le contrôle du pays. Huit jours plus tard, alors que l’armée française somme le vieux mercenaire de quitter le pays, le président comorien est déporté par la France à la Réunion, où il sera séquestré durant quatre mois. Avant de disparaître en février 2006, il nous avait raconté, en octobre 2005, l’histoire invraisemblable de ce rapt présidentiel...
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En octobre 2005, Saïd Mohamed Djohar nous avait reçu dans sa maison de Mitsamihuli (Ngazidja), pour évoquer le coup d’Etat de 1995. Cet entretien avait été publié dans le Kashkazi n°13 (27/10/2005)...
Monsieur Djohar, nous sommes le 28 septembre 1995, un peu avant 5 heures du matin à la résidence présidentielle de Mrodjou, sur les hauteurs de Ntsudjini. Racontez-nous ce qu'il se passe alors... S.M.Djohar : J'ai entendu la porte s'ouvrir alors qu'elle était fermée à clé et j'ai vu entrer cinq personnes, des hommes en tenue de combat, le visage barbouillé de cire. Seul Combo [un lieutenant qui a servi au sein de la Garde présidentielle que Bob Denard a libéré de prison le jour même, ndlr] avait le visage découvert. Pendant trente secondes, personne n'a parlé. Finalement l'homme qui dirigeait le petit commando rompt le silence. "Vous ne me reconnaissez pas ?" me demande-t-il. "Comment voulez-vous que je vous reconnaisse alors que vous êtes masqué ?", je lui ai répondu. J'étais toujours assis sur mon tapis de prière auprès de mon épouse. Je lui ai demandé : "Mais que faites-vous dans ma résidence ?" "Je suis venu libérer mes enfants que vous avez condamnés", il répond. Je rétorque : "Vous avez des enfants ici?" Il s'est mis à marcher et c'est là que j'ai compris, car il boitait comme Bob Denard. Alors il me dit : "Monsieur le président, vous êtes bizarre, vous restez ainsi, vous ne tremblez pas ?" "Pourquoi voulez-vous que j'aie peur, je n'ai fait de mal à personne". Il nous a alors dit qu'il nous emmenait.
Quelle a été votre réaction à ce moment-là ? S.M.Djohar : J'ai demandé qu'il nous laisse nous préparer. J'ai pris un sachet où j'ai mis mes médicaments, le Coran, je suis parti enfiler un pantalon et un kandzu [la robe que portent les hommes pour la prière, ndlr], un kofia et un chapelet. J'ai dit à ma femme de ne rien emporter avec elle. Je savais qu'ils ne nous laisseraient pas prendre des objets de valeur. D'ailleurs, Denard m'a demandé de rentrer avec lui dans ma chambre où étaient éparpillées mes affaires et surtout plusieurs cadeaux offerts au cours de mes voyages par mes homologues. Un des mercenaires m'a demandé s'il pouvait prendre une montre d'un très ancien modèle qui m'a été offerte par le roi [du Maroc] Hassan II. Elle appartenait à sa famille. Je lui ai dit que je préférerais la garder, mais que je n'étais pas en position de dire quoi que ce soit. Le mercenaire l'a prise. Il y avait également dans un petit coffre 15 millions de fc [30.000 euros, ndlr] en espèces qui servaient pour les cas d'urgence.
Votre garde personnelle a t-elle essayé de s'interposer ? Y a t-il eu des coups de feu ? S.M.Djohar : Je n'en ai pas entendu un seul. Ils étaient 25 gardes et ont été désarmés par cinq mercenaires. En quittant la résidence, je les ai vus dans la cour déshabillés et debout devant le portail. A mon avis, le chef de la sécurité, Rubis, était au courant du putsch parce qu'il est entré avec Denard presque en s'excusant, me disant qu'ils étaient désarmés et qu'il fallait se rendre.
(la suite dans Kashkazi n°68)
2008-09-08 |
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