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Mercredi 19 Novembre 2008

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Sommaire du N° 71

Jeudi 27 mars : la France est indexée, les Blancs sont attaqués
Le 27 mars 2008, journée au cours de laquelle des centaines de Comoriens ont exprimé leur colère contre la France suite à la fuite de Mohamed Bacar à...
Comment des centaines d'électeurs se sont faits acheter
Les élections municipales et cantonales des 9 et 16 mars à Maore ont été marquées par de nombreux disfonctionnements. 77 requêtes ont été déposées -la...
A Ndzuani, le marché florissant des kwassa-kwassa
La migration de milliers de Comoriens (et autres) vers Maore au départ de Ndzuani a provoqué le boom des entreprises fabricant les vedettes qui servent...
“Etat de droit”
En recevant la demande d'asile effectuée par Mohamed Bacar et ses 22 compagnons, l'Etat français ne pouvait faire autrement que de l'étudier -ce qui ne...
Les nombreuses zones d'ombre de la fuite du colonel Bacar
La version officielle présentée par les autorités selon laquelle le dictateur déchu n’aurait profité d’aucune complicité bat de l’aile. Les différents...

Documents

la circulaire Sarkozy règlementant les conditions d'interpellation et de garde à vue des étrangers en situation irrégulière en France.
Discours de N. Sarkozy à Dakar

Droit du sol à Maore

"Immigration clandestine : une réalité inacceptable, une réponse ferme, juste et humaine". Rapport sénatorial

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Région - Comores Justice
Les nombreuses zones d'ombre de la fuite du colonel bacar

La version officielle présentée par les autorités selon laquelle le dictateur déchu n’aurait profité d’aucune complicité bat de l’aile. Les différents témoignages laissent penser à une fuite organisée, à Ndzuani comme à Maore. Enquête.


A-t-il été aidé ? Si oui, par qui? Pourquoi ? Et comment ? Etait-ce programmé ? Depuis quand? Où se situe le rôle de l'Etat français? Et celui de ces réseaux françafricains qui n'ont cure des déclarations de bonnes intentions du clan Sarkozy, le président français qui assure depuis des mois vouloir en finir avec la gestion paternaliste des anciennes colonies françaises du continent africain ? Entre les anciens de l'archipel qui voient dans la fuite de Bacar un énième chapitre de la déstabilisation des Comores orchestrée depuis l'Elysée, et les déclarations des autorités françaises, qui assurent vouloir garder des relations cordiales avec Sambi, qui a raison ?

Difficile d'évoquer un dossier dans lequel les interrogations sont plus nombreuses que les certitudes. La fuite de Bacar est de ceux-là. Les explications ambiguës des autorités, auxquelles s'ajoutent des non-dits suspects; les versions divergentes des principaux concernés ; certains faits étonnants ; ne permettent pas de savoir précisément comment s'est déroulée l'extradition du dictateur déchu vers la Réunion. Deux semaines après la prise de contrôle de Ndzuani par la coalition des forces comoriennes et africaines, sans réels combats (lire p.11), les circonstances de la fuite de Mohamed Bacar et de 22 de ses hommes, le 26 mars, restent floues.

Seule une partie de la trajectoire de la fuite des 23 semble maintenant attestée : celle qui se situe à Ndzuani. Elle ne correspond pas à la version donnée à la Réunion par les fuyards. Selon un des compagnons de Bacar, interrogé par un journaliste réunionnais qui nous a transmis son témoignage, le colonel a passé la nuit de lundi à mardi dans sa résidence de Barakani. Après le début de l'offensive de l'AND et des troupes africaines, vers 4 heures du matin, Bacar se rend avec sa garde rapprochée aux alentours de l'aéroport de Ouani, où ils livre bataille durant quatre heures avant de "décrocher" vers 8 heures. Conscient de la puissance de frappe de ses adversaires, qui pilonnent la zone, le colonel prend la route de Bambao avec 22 compagnons, à pieds…

A Domoni, les hommes trouvent une ville aux mains de la coalition, et décident, toujours selon un des 23 fuyards, de continuer vers le Nyumakele, où ils passent la nuit. Mercredi matin, à 9 heures, ils embarquent à bord d'un simple kwassa qu'ils ont réquisitionné, équipé de deux moteurs, depuis le village de Chiroroni -d'où partent une grande quantité de migrants. Une fois en mer, ils décident de ne pas s’approcher des côtes mahoraises avant la fin de la journée, pour ne pas se faire repérer. Ce n'est que vers 18 heures qu'ils débarqueront à Mzouazia…

Cette version a été reprise à quelques détails près par le Journal de l'île de la Réunion dans son édition du 7 avril. Selon le quotidien qui soutient ostensiblement Bacar et qui se fie, pour décrire sa fuite, aux seules déclarations de ses avocats et de la préfecture de la Réunion, les hommes auraient passé neuf heures en mer sur un bateau propulsé par un seul moteur de 40 chevaux. Partis de Chiroroni, ils auraient demandé au passeur de larguer sa clientèle prête à partir pour les amener. "A l'approche de l'île, le colonel Bacar prévient la gendarmerie de son arrivée depuis son téléphone satellitaire. Les complicités anjouanaises étant fortes sur l'île, les fuyards débarquent et sont aussitôt pris en charge par trois véhicules qui les conduisent au domicile du frère du président déchu, Daniel Bacar. Le kwassa-kwassa repart immédiatement à vide", indique le quotidien.

Cette version a deux avantages pour la défense du colonel : elle confirme la thèse selon laquelle Bacar n'avait pas préparé sa fuite et s'apprêtait donc à combattre -ce qui sauve quelque peu son honneur-, et surtout, elle infirme les accusations de complicité des autorités françaises et comoriennes. Selon nos informations recueillies sur place, la réalité est cependant toute autre. Non seulement, les hommes ne sont pas partis du Nyumakele, mais en plus, ils ne se sont pas battus. Selon toute vraisemblance, le colonel Bacar aurait quitté Barakani le mardi matin. Lui et ses hommes ont été vus dans l’après-midi par des jeunes de Harembo, à Mwamu, une zone montagneuse située entre Jimlimé et Hajoho. Les forces de la coalition ont même été alertées de leur présence, sans pour autant les trouver.


(la suite dans Kashkazi n°71)

2008-11-19

L'actualité aux Comores au quotidien

Mayotte pour l'heure épargnée par la crise internationale, selon les autorités

Jusqu'ici, tout va bien… Tel pourrait être le résumé du discours tenu mardi 18 novembre par les autorités de Mayotte, lors d'une conférence de presse consécutive à la rencontre exceptionnelle entre les différents responsables économiques (patronat, banques, chambres consulaires) et administratifs (préfecture, Iedom [Institut d'émission des départements d'outremer] et Trésorier payeur général) de l'île, dans le cadre de la crise financière internationale.

19/11/2008

Réseau d'eau de Moroni : la Chine aide les Comores
Les actes de remise et de réception ont été signés vendredi 14 novembre au siège de la Ma-mwe, la société nationale d’eau et d’électricité, au  terme d’une cérémonie à laquelle ont participé les plus hautes personnalités du pays [dont] le président Sambi et ses deux vice-présidents (…)Le maire de Moroni Said Ahmed Said Ali, saisissant l’occasion d’un mot de bienvenue dans sa commune, a loué la  coopération "franche et cordiale" sino-comorienne.

19/11/2008

Comores : l'UE aide au paiement des salaires des enseignants
L'enveloppe de 2.025.000 d'euros devrait servir au paiement de deux mois de salaires des enseignants comoriens, précise l'agence de presse Panapress. Cette somme a été mobilisée dans le cadre du Programme d’appui au secteur Education des Comores (Pasec), doté d’un fonds de 16 millions d’euros et financé sur les ressources du  9ème Fonds européen de développement (Fed).

19/11/2008

France-Comores : la réunion du GTHN reportée

Après des rencontres à Paris en juin, Moroni en juillet et Dzaoudzi en septembre, les délégations française, comorienne et mahoraise du Groupe de travail de haut niveau (GTHN) devaient se retrouver à Moroni mercredi 19 et jeudi 20 novembre – après un passage à Anjouan.

19/11/2008

Mayotte : les reconduites à la frontière ont repris
La nouvelle est tombée lundi 17 novembre : suspendues depuis dix jours par les autorités anjouanaises, les reconduites à la frontière des Comoriens en situation irrégulière à Mayotte ont repris mardi 18 novembre.

19/11/2008

Comores : M. Boléro demande à l'Union africaine de soutenir la tournante
"Aujourd’hui comme toujours, à quelques mois de la fin de son mandat constitutionnel, le Président de l’Union a décidé de procéder à une révision constitutionnelle dans le but de proroger son mandat.

16/11/2008

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