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Lundi 8 Septembre 2008

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Sommaire du N° 72

Le rapport accablant de la CNDS
Saisie en décembre 2007 par un député français suite au naufrage d'un kwassa provoqué par sa collision avec une vedette de la PAF à Maore, la Commission...
Comment les notables veulent reprendre la main
L’intronisation coutumière du président du Conseil général, le 6 avril, n’était pas une simple cérémonie folklorique. Elle symbolise la volonté des notables...
Dans les rouages de la "mafia Bacar"
La chute du colonel dévoile un système de "prédateurs" qui siphonnait l'économie anjouanaise, mais bénéficiait visiblement de complicités à l'extérieur...
Ndzuani : le courant séparatiste n'a pas dit son dernier mot
Loin du discours officiel selon lequel le séparatisme est mort, les anciens acteurs de la sécession de Ndzuani n'ont pas renoncé à "l'autonomie" de leur...
"On nous battait, mais au moins, on mangeait dignement”
Symbole de la décentralisation selon Soilihi, les mudiria restent dans certains villages reculés le seul signe de l'action de l'Etat depuis 30 ans. De...
Dockers, entre agonie et résurrection, la lente mutation des forçats de la mer
A Moroni, voilà quinze mois que la société Gulfcom a licencié 304 dockers et boutriers, signant la disparition d'une corporation autrefois puissante.

Documents

la circulaire Sarkozy règlementant les conditions d'interpellation et de garde à vue des étrangers en situation irrégulière en France.
Discours de N. Sarkozy à Dakar

Droit du sol à Maore

"Immigration clandestine : une réalité inacceptable, une réponse ferme, juste et humaine". Rapport sénatorial

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N° 63 : 03 05 2207
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N° 56 : 05 10 2006
N° 55 : 28 07 2006
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L'actualité aux Comores au quotidien

Mayotte : des parents d'élèves non scolarisés mécontents
Les manifestants se sont réunis dans la matinée afin de dénoncer la non-scolarisation de leur(s) enfant(s). Selon l'association Oudaïlia Haqui Za M'mahore,

03/09/2008

Mayotte : un crash aérien pour du beurre
La préfecture de Mayotte avait annoncé la semaine dernière un exercice de simulation de crash aérien pour cette semaine, sans préciser la date de l'opération.

03/09/2008

Anjouan : des résultats du Bac catastrophiques
265 autres candidats sont appelés à repasser les épreuves de deuxième groupe, soit un pourcentage de 8,68%. En série A1, sur les 178 inscrits, 2 seulement

03/09/2008

La question de Mayotte au menu de l'ONU
Comme chaque année à l'approche de l'Assemblée générale de l'ONU fin septembre, les partisans du retour de Mayotte dans l'ensemble politique comorien scrutent

03/09/2008

Comores : les entreprises auraient perdu 60 millions à cause des pénuries
"Les pertes subies se chiffrent entre 20 et 30 milliards de francs comoriens (entre 40,6 et 60,9 millions d'euros)" depuis le mois de juin, a déclaré à

01/09/2008

Mayotte : une mission sénatoriale en vue de la départementalisation
Du 1er au 6 septembre, les membres de cette mission dirigée par le président (UMP) de la Commission des lois du Sénat, Jean-Jacques Hyest, doivent rencontrer

01/09/2008


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Ndzouani - Anjouan Société
"on nous battait, mais au moins, on mangeait dignement”

Symbole de la décentralisation selon Soilihi, les mudiria restent dans certains villages reculés le seul signe de l'action de l'Etat depuis 30 ans. De Ngazidja à Ndzuani en passant par Mwali, les habitants se souviennent de leur construction dans une ambiance révolutionnaire, mi fraternelle, mi inquisitoriale. Reportage.


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A égale distance de Sima et de Moya, les deux grandes villes du sud-ouest anjouanais, Vassy est un petit village qui dispose pourtant d'une école primaire, d'un collège, d'un poste de santé, tous logés dans une même enceinte : le mudiria. Le village abrite également une mairie. Si pour faire le tour de Ndzuani on devait commencer par là, on finirait par ne rien comprendre à l'organisation administrative de cette île : avec ses 900 habitants, Vassy ne ressemble à aucun autre village. "Nous à Vassy, nous avions une grande chance", nous explique Soufiani Houmadi, le président de l'Union des jeunes de Vassy pour le développement (UJVD). "Nous sommes le centre géographique de la région Shissiwani. Nous étions destinés à devenir un grand centre administratif régional sous Ali Soilihi. On y a construit alors un mudiria."  Le centre géographique, ou plutôt "l'équidistance" : telle était la formule magique pour qu'un village puisse recevoir l'administration décentralisée soilihiste…

Faisant "table rase" de l'administration coloniale, jugée inadaptée, trop coûteuse et éloignée du citoyen, Ali Soilihi élabore en effet au début de l'année 1976 un nouveau découpage administratif. Chaque île constitue un wilaya dirigé par un muhafidhu et divisé en bavu, sorte de canton placé sous l'autorité du liwali. A la base administrative se trouve le mudiria, dirigé par un mudir. Réunissant 5.000 habitants environ, le mudiria "n'a pas été fait au hasard" soulignent les historiens Emmanuel et Pierre Verin. "Il est équidistant des principaux villages, parfois en pleine campagne au milieu des ylang-ylang. Cette volonté de distribuer les services hors des murs des bourgs est en complète contradiction avec les institutions de la société comorienne traditionnelle où le regroupement de la communauté se fait autour d'une mosquée du vendredi, insérée au milieu d'un complexe de maisons organisées en quartiers, eux-mêmes hiérarchisés."

La région Shissiwani comprenait trois mudiria : à l'ouest, Sima ; au sud, Ouvanga ; au centre, Vassy. Soufiani n'avait que 12 ans quand celui de son village a été construit, mais il reste persuadé d'une chose : "Depuis que les Comores sont Comores, Vassy n'a connu l'utilité des pouvoirs publics que sous le régime révolutionnaire." Formé de quatre blocs disposés en carré autour d'une cour, le mudiria devait comprendre, outre les logements pour le responsable et ses adjoints, des bureaux pour la justice, ainsi qu'une annexe économique pour le stockage des denrées. Selon le texte de la "réforme fondamentale",  "en plus de toutes ses responsabilités administratives traditionnelles (état-civil, application des lois et règlements, tutelle des établissements publics, vérification des listes électorales, notation des fonctionnaires), cette administration reçoit de nouvelles compétences plus nécessaires dans un contexte révolutionnaire : la police économique (chargée de dépister les fraudes -marchés noirs, bénéfices illicites, organisation de pénuries), le contrôle des carburants, le maintien de l'ordre avec la possibilité de requérir l'intervention des forces armées, le pouvoir d'arbitrage de tous les conflits (...)".

Dans son discours à la milice du 26 mars 1976, Soilihi annonçait que la responsabilité des fonctionnaires affectés dans les mudiria serait de "corriger les habitudes de sorte qu'elles se conjuguent avec une indépendance authentique".

(la suite dans Kashkazi n°72)


2008-09-08

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