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Mercredi 19 Novembre 2008

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Sommaire du N° 73

Hip-hop, la voie tracée des sans-voix
Dix ans après avoir fait son apparition à Maore, le rap tend à se professionnaliser. Des collectifs se montent et fédèrent un public jeune, séduit tant...
Conseil général : la tentative du retour au parti unique
Enquête sur la stratégie de Zoubert Adinani en vue de la départementalisation.
Carnets de justice, ou la criminalisation de l'immigration clandestine
Les médias et les responsables politiques ne sont pas les seuls à faire de l’immigration clandestine une fixation à Maore. La Justice, poussée par une...
Le "souk déprimé" de Koki : un no man's land juridique
Reportage exclusif dans la prison anjouanaise où s'entassent depuis le débarquement plus de 500 prisonniers politiques et militaires.
Sambi : la rhétorique au service de l'improvisation
En 2006, Sambi avait tout pour lui, à commencer par l’espoir suscité chez ses électeurs. A mi-parcours de son mandat, le bilan est cependant bien terne....
Polices des îles : le spectre des "soldats" négligés
Le pouvoir central de l’Union des Comores a dépouillé la police avant de la transférer aux exécutifs insulaires, qui gèrent l'héritage selon les desiderata...

Documents

la circulaire Sarkozy règlementant les conditions d'interpellation et de garde à vue des étrangers en situation irrégulière en France.
Discours de N. Sarkozy à Dakar

Droit du sol à Maore

"Immigration clandestine : une réalité inacceptable, une réponse ferme, juste et humaine". Rapport sénatorial

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N° 73 : 14 06 2008
N° 72 : 08 05 2008
N° 71 : 10 04 2008
N° 70 : 11 03 2008
N° 69 : 07 02 2008
N° 68 : 04 12 2007
N° 67 : 04 10 2007
N° 66 : 05 09 2007
N° 65 : 05 07 2007
N° 64 : 07 06 2207
N° 63 : 03 05 2207
N° 62 : 05 04 2007
N° 61 : 05 03 2007
N° 60 : 05 02 2007
N° 59 : 04 01 2007
N° 58 : 07 12 2006
N° 57 : 12 10 2006
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International Société
Hip-hop, la voie tracée des sans-voix

Dix ans après avoir fait son apparition à Maore, le rap tend à se professionnaliser. Des collectifs se montent et fédèrent un public jeune, séduit tant par les rythmes que par le contenu des chansons. Enquête sur un phénomène.


Une chambre transformée en studio, au cœur de Doujani, banlieue de Mamoudzou. Un four micro-onde, deux canapés, une table, la clim' -excusez du peu-, une montagne de basket à l'entrée, et l'essentiel : "une table de mixage, un ordinateur et des micros", énumère MC Bo Houss, l'un des occupants des lieux. Il oublie le son qui sort des baffles…

"Maintenant à qui la faute si mon pays tombe en ruine
Si l'Afrique n'a plus d'cran
Et qu'les Comores n'ont plus d'tune
A qui la faute si les frontières font grises mine
Quand les Comores et les naufrages sont synonymes
A qui la faute si on ne sait plus quoi penser
Si la langue du billet verts et du Shell est le français
A qui la faute si Vivendi a volé le peuple
S'il n'y a pas d'électricité dans le foyer du peuple
A qui la faute si la misère opprime les jeunes
Si le chômage et la fin font transpirer les hommes
A qui la faute si on a perdu la foi
Nos racines se résument à nos ancêtres les gaulois
A qui la faute si les mers sont nos cimetières
Si les morts reposent en paix sous des dunes de sel
A qui la faute si on endosse le mauvais rôle
Si on est assimilé qu'à la rue et le football
Le cœur dans ma main et mon index vers le ciel
Devoir d'hommage  pour les braves ceux qui sommeille dans le ciel
Devoir de mémoire pour ceux qui ont combattu
L'impérialisme, cette sombre époque colonialiste"

C'est ici que les membres du collectif Masiwan Vibes se retrouvent, tous les jours ou presque. "On a essayé de monter un petit studio", raconte Bo Houss, le grand frère passé par la "métropole" -études de gestion, fac d'histoire, échec. "C'est modeste, on n'a pas le matos des grands studios, mais ça nous permet d'être autonomes. Ici, on fait tout : on écrit, on chante, on mixe… On veut être indépendants." Leur chambre est à l'image du hip-hop mahorais : faite de bric, de broc, de beaucoup d'envie, mais aussi de ce qui fait l'essence du rap -ce qui manquait jusqu'à présent, disent-il : la rage de dire les maux de la jeunesse. "La jeunesse d'ici, pas d'ailleurs", assure Mashaka, un autre membre du collectif qui a passé cinq ans et demi en France pour ses études, lui aussi. Au fond, dans une chambre séparée du "studio" par un drap, trône, encadré, le fameux discours de Martin Luther King, "I have a dream".

Devant l'écran du Mac, El-Mafio bidouille des sons quand il ne taffe pas sur le tarmac de l'aéroport -son chasuble jaune fluo traîne sur la chaise. Comme tous les autres, il a appris sur le tas. "Pas besoin de faire des études pour y arriver", explique Mashaka. "C'est sûr que ça aide, mais beaucoup de rappeurs ont apprit tout seuls". "On est des autodidactes, et ça, c'est mal vu à Mayotte", renchérit El-Mafio. Il parle en connaissance de cause : "Quand je me suis présenté au Défi Jeunes [un concours primant des projets d'entreprises, ndlr], on m'a rit au nez parce que je n'avais pas fait d'études en ingénierie-son. Mais y'a pas que l'école dans la vie pour réussir. En France aussi, les rappeurs ont appris sur le tas. Moi je vois à la Réunion, ils ont des supers studios, mais on sait manier leurs ordinateurs aussi bien qu'eux."

(la suite dans Kashkazi n°73)

2008-11-19

L'actualité aux Comores au quotidien

Mayotte pour l'heure épargnée par la crise internationale, selon les autorités

Jusqu'ici, tout va bien… Tel pourrait être le résumé du discours tenu mardi 18 novembre par les autorités de Mayotte, lors d'une conférence de presse consécutive à la rencontre exceptionnelle entre les différents responsables économiques (patronat, banques, chambres consulaires) et administratifs (préfecture, Iedom [Institut d'émission des départements d'outremer] et Trésorier payeur général) de l'île, dans le cadre de la crise financière internationale.

19/11/2008

Réseau d'eau de Moroni : la Chine aide les Comores
Les actes de remise et de réception ont été signés vendredi 14 novembre au siège de la Ma-mwe, la société nationale d’eau et d’électricité, au  terme d’une cérémonie à laquelle ont participé les plus hautes personnalités du pays [dont] le président Sambi et ses deux vice-présidents (…)Le maire de Moroni Said Ahmed Said Ali, saisissant l’occasion d’un mot de bienvenue dans sa commune, a loué la  coopération "franche et cordiale" sino-comorienne.

19/11/2008

Comores : l'UE aide au paiement des salaires des enseignants
L'enveloppe de 2.025.000 d'euros devrait servir au paiement de deux mois de salaires des enseignants comoriens, précise l'agence de presse Panapress. Cette somme a été mobilisée dans le cadre du Programme d’appui au secteur Education des Comores (Pasec), doté d’un fonds de 16 millions d’euros et financé sur les ressources du  9ème Fonds européen de développement (Fed).

19/11/2008

France-Comores : la réunion du GTHN reportée

Après des rencontres à Paris en juin, Moroni en juillet et Dzaoudzi en septembre, les délégations française, comorienne et mahoraise du Groupe de travail de haut niveau (GTHN) devaient se retrouver à Moroni mercredi 19 et jeudi 20 novembre – après un passage à Anjouan.

19/11/2008

Mayotte : les reconduites à la frontière ont repris
La nouvelle est tombée lundi 17 novembre : suspendues depuis dix jours par les autorités anjouanaises, les reconduites à la frontière des Comoriens en situation irrégulière à Mayotte ont repris mardi 18 novembre.

19/11/2008

Comores : M. Boléro demande à l'Union africaine de soutenir la tournante
"Aujourd’hui comme toujours, à quelques mois de la fin de son mandat constitutionnel, le Président de l’Union a décidé de procéder à une révision constitutionnelle dans le but de proroger son mandat.

16/11/2008

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