Sommaire du N°
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Parce qu'il a refusé de révéler la source de ses informations, Aboubacar Mchangama a été interpellé samedi et placé en garde a vue. |
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L'actualité aux Comores au quotidien
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Abdou Dahalani élu président du CES |
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Elu pour trois ans, Abdou Dahalani est le deuxième président du CES, créé en 2005 dans le cadre de la décentralisation, et chargé de conseiller les élus
09/05/2008
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En savoir plus sur les Iles de la Lune...
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| EDITO du N°
33 |
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"SI ON NE SAIT PAS OÙ SONT NOS RACINES, ON EST À LA DÉRIVE. ON EST PRÊT À PRENDRE N'IMPORTE quelle voie pourvu qu'elle soit de nature à nous rassurer."Al'image de cette phrase de Roger Bambuck, responsable de l'Institut de recherche pour le développement, le colloque sur le bilinguisme et l'interculturalité organisé à Maore a connu des débats passionnés mais emprunts d'une certaine solennité. Comme si les participants avaient compris qu'il devenait vital de s'interroger sur la nature des relations entre la France et les mahorais : la reconnaissance de la culture locale, qui pourrait passer par l'introduction du shimaore et du kibushi à l'école, est l'un des moyens de désamorcer la bombe du malaise identitaire dont on commence à prendre conscience sur l'île. Etrange cependant d'en appeler aux racines en un lieu où toute référence à la nature comorienne du patrimoine culturel et du langage le plus répandu sur l'île semble avoir été soigneusement évitée. Malgré la qualité des intervenants et la richesse des débats qu'augurait la première journée du colloque, on peut s'interroger : après des décennies à ignorer la culture des mahorais, l’école va-t-elle continuer à la couper de l’ensemble comorien dont elle fait partie pour des raisons politiques ? Dans cette optique, les connaissances acquises dans les îles soeurs, aussi modestes soient-elles, ne seraient-elles pas utiles aux réflexions ? Comme le syndicaliste Abdourahamane Ravoay, qui poursuit des études de linguistique, on peut regretter que "Chamanga, qui est reconnu pour ses travaux sur le shindzuani, très proche du shimaore, ne soit pas là”. Autre expérience à explorer : celle mise en place en 1978 par Ali Soilihi, qui visait à enseigner le comorien à l’école mais aussi dans les villages. “Ce serait bien de savoir ce qu'il en résulte", conclut Ravoay. Et, pour une fois, de passer outre les enjeux politiques.
LA RÉDACTION
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