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Vendredi 9 Mai 2008

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Sommaire du N° 70

Maore : le droit du sol au prisme de la pensée unique
Après la proposition de Christian Estrosi de suspendre le droit du sol dans l’île, les médias dominants et les dirigeants politiques les plus influents...
Comment le régime Bacar est devenu une machine à torturer
En quelques mois, le colonel Bacar a mis en place un régime tyrannique où le simple fait de se réunir sur les places publiques est prohibé. Ses armes...
Entre médecine, tisanes et prières, naître aux Comores au XXIème siècle
Comment les Comoriennes vivent-elles leur accouchement à la maternité, hors du cocon familial qui orchestrait autrefois la naissance ? Affolement des jeunes...
BLU : la bouée de sauvetage des sans-grade de l’archipel
Disséminés dans les quatre îles de l’archipel et au-delà, les stations BLU permettent aux plus démunis de communiquer avec la famille et de recevoir de...

Documents

la circulaire Sarkozy règlementant les conditions d'interpellation et de garde à vue des étrangers en situation irrégulière en France.
Discours de N. Sarkozy à Dakar

Droit du sol à Maore

"Immigration clandestine : une réalité inacceptable, une réponse ferme, juste et humaine". Rapport sénatorial

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N° 72 : 08 05 2008
N° 71 : 10 04 2008
N° 70 : 11 03 2008
N° 69 : 07 02 2008
N° 68 : 04 12 2007
N° 67 : 04 10 2007
N° 66 : 05 09 2007
N° 64 : 07 06 2207
N° 63 : 03 05 2207
N° 62 : 05 04 2007
N° 61 : 05 03 2007
N° 60 : 05 02 2007
N° 59 : 04 01 2007
N° 58 : 07 12 2006
N° 57 : 12 10 2006
N° 56 : 05 10 2006
N° 55 : 28 07 2006
N° 54 : 21 09 2006
N° 53 : 14 09 2006
Toutes les archives

L'actualité aux Comores au quotidien

Nomination de nouveaux responsables militaires à Anjouan
Cet officier origine anjouanaise s’est illustré en s’opposant aux chefs séparatistes, ce qui lui a valu d’être persécuté et pourchassé à Anjouan. Le nouveau

09/05/2008

Des experts de l’OCI attendus prochainement aux Comores
C’est ce qu’indique un communiqué de l’Organisation, dont copie est parvenue à l'agence de presse APA. Selon la source, la mission envoyée par le secrétaire

09/05/2008

Les populations rurales réclament de l'eau courante aux Comores
"Le projet d’adduction d’eau dans le Oichili, mené en partenariat avec l’ONG Hydraulique sans Frontières, est suspendu parce que le gouvernement n’a pas

09/05/2008

Comores : le gouvernement interdit les bals de jeunes
Les préfets de région sont actuellement mis à contribution pour sensibiliser les chefs locaux, à savoir les maires, les chefs de village, les notables

09/05/2008

Abdou Dahalani élu président du CES
Elu pour trois ans, Abdou Dahalani est le deuxième président du CES, créé en 2005 dans le cadre de la décentralisation, et chargé de conseiller les élus

09/05/2008

Quatre ans de prison pour le patron de Fix'Avion
Les faits remontent au milieu de l'année 2007. Jean-Claude Hoarau annonce dans différents médias, via sa société fantôme Fix'Avion, des billets aller-retour

09/05/2008


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L'actualité régionale

EDITO du N° 70

Une nouvelle formule pour un nouveau souffle

Pour la deuxième fois en moins de trois ans, la rédaction de Kashkazi a éprouvé le besoin de prendre un nouveau souffle. Le journal allégé et relooké que vous avez entre les mains tient compte des aspirations de ses rédacteurs qui, après avoir pratiqué pendant plus d'un an les analyses approfondies, sentent la nécessité de renouveler leur regard sur l'archipel. Plus d'enquêtes, plus de reportages : c'est un journal moins théorique et plus proche du terrain que nous vous proposons. Moins d'actualité, moins de rubriques et moins de pages : nous avons choisi de privilégier la qualité plutôt que la quantité. Vous ne trouverez pas tout dans Kashkazi, mais vous pourrez y lire ce qui n'a pas été écrit ailleurs, c'est du moins notre ambition. Une ambition qui tient compte des remarques d'un certain nombre de lecteurs, qui avouaient ne pas réussir à terminer nos longs articles et se sentir noyés dans l'épaisseur de notre journal…

Peut-être vous étonnerez-vous que les "patrons" d'un titre modifient sa formule au gré de leurs envies. Ce serait oublier que l'existence de ce journal repose entièrement sur la passion de ses rédacteurs, qui sont aussi ses actionnaires. Une passion qui leur a jusqu'ici permis d'accepter de gros sacrifices personnels et une somme de travail écrasante, mais qui, si elle venait à s'essouffler, ne tarderait pas à détériorer la qualité de Kashkazi. Et ça, nous ne le voulons pas !

Peut-être penserez aussi qu'en imposant à nos lecteurs trois formules différentes et quatre changements de prix en moins de trois ans d'existence, nous manquons de suite dans les idées. Tous ces tâtonnements s'expliquent par le fait que l'existence de Kashkazi constitue -sans prétention et au tout petit niveau de la presse comorienne- une aventure inédite et un défi. Pour nous qui pilotons cette aventure, c'est une première, aussi bien en matière de politique rédactionnelle que de gestion économique. Au fur et à mesure de notre expérience, nous réajustons le tir pour continuer à respecter les principes qui ont fondé Kashkazi et qui nous permettent de croire à ce que nous faisons :

1)  Porter un regard critique et militant sur l'archipel dans son ensemble, sur la région et sur le monde ;

2) Proposer une information équilibrée, vérifiée et honnête, ouverte aux interlocuteurs de tous les bords, tout en défendant certaines valeurs ;

3) Assurer l'indépendance totale du journal vis-à-vis des pouvoirs politiques et économiques, quels qu'ils soient. Lancé grâce aux économies de ses journalistes, seuls actionnaires, le journal s'autofinance intégralement depuis l'épuisement des fonds de départ. La seule subvention que nous n'ayons jamais reçue -et demandée- est celle de l'Organisation internationale de la francophonie (4.900 euros), dont la première tranche nous est parvenue ce mois-ci.

Ces principes, nous n'y renoncerons pas dans cette nouvelle formule. Kashkazi gardera sa ligne éditoriale et son regard originels. Cependant, nous parvenons aujourd'hui à une phase où le "bébé" devra s'affranchir de ses géniteurs - ou mourir. Nous souhaitons en effet sortir de l'ornière qui fait que les journaux comoriens indépendants naissent, vivent et meurent avec leurs créateurs. Avec cette nouvelle version, nous espérons concrétiser un objectif que nous poursuivons depuis plus d'un an : asseoir la pérennité économique et humaine du journal, qui n'a pour l'instant pas dépassé le stade de la survie au mois le mois.

Lancé en août 2005, Kashkazi était à ses débuts un hebdomadaire qui visait à traiter l'actualité avec un certain recul, apporter une vision d'ensemble de l'archipel et favoriser la circulation des informations entre les quatre îles. Malgré un bon accueil de la part des lecteurs -si l'on excepte les réactions de rejet de certains milieux mahorais refusant tout débat- nous avons été confrontés au bout d'un an aux limites de notre entreprise : épuisement de l'équipe et trop grande fragilité financière. En effet, l'importance des coûts d'impression et notre volonté de proposer un prix de vente accessible mettaient en péril l'autofinancement du journal, tandis que le rythme de parution était trop rapide pour garantir un volume minimum de publicités. L'équipe de rédaction aspirait d'autre part à disposer de plus de temps pour approfondir et améliorer la qualité de ses analyses.

Notre formule mensuelle inaugurée en décembre 2006 constituait une réponse à ces différents enjeux. Pagination deux fois plus importante, couverture en couleur, dossiers fournis, nombreuses rubriques : ce nouveau support cherchait à proposer une vision de l'archipel la plus complète possible, ouverte sur la région et sur le monde, tout en soignant au maximum de nos possibilités la pertinence et la rigueur du contenu. Là encore, l'accueil des lecteurs nous a encouragés à poursuivre nos efforts. Nos ventes ont augmenté et notre nouveau système de financement, qui consistait à payer l'impression grâce à un nombre fixe de publicités, a globalement tenu la route.

Il n'aura cependant pas survécu plus d'une année. Au mois de novembre dernier, nous étions contraints d'annuler notre parution, faute d'un nombre suffisant de publicités. La situation s'est renouvelée en janvier. La crise politique comorienne, qui a fragilisé le tissu économique du pays, a ainsi révélé le caractère aléatoire de notre mode de financement, qui ne nous a pas permis d'accumuler un fond de roulement pour affronter ce genre de difficulté. En ce début d'année 2008, nous avons donc décidé de miser avant tout sur nos ventes, qui se sont finalement révélées plus stables que nos recettes publicitaires. C'est ainsi que, le mois dernier, notre prix de vente est passé de 4 à 5 euros à Maore, et de 700 à 800 fc dans les autres îles de l'archipel.

Cette mesure ne tenait néanmoins pas compte d'un autre handicap auquel nous sommes confrontés : l'essoufflement de nos ressources humaines. Plus de deux ans et demi après sa création, et malgré de précieuses collaborations, le poids du fonctionnement du journal repose en effet entièrement sur ses trois fondateurs qui assument non seulement l'essentiel de la rédaction et la réalisation technique, mais également l'expédition et la distribution du journal,  la recherche de publicités, le recouvrement, la gestion… Une somme de travail et une course contre la montre perpétuelle qui, si nous ne trouvons personne pour prendre tant soit peu le relais, finiront par tuer notre enthousiasme…

Notre nouvelle formule vise à ménager nos ressources humaines, à pérenniser les comptes du journal en misant sur les ventes et non plus sur la publicité, mais surtout à ouvrir Kashkazi aux collaborations extérieures et aux jeunes journalistes qui partagent nos principes de travail. Nous sommes en effet convaincus que c'est sur l'apport de "sang neuf" et l'implication de nouveaux acteurs que repose la pérennisation du journal.

Avant de vous laisser découvrir cette nouvelle formule, qui se veut plus sélective et qui nous permettra de développer les enquêtes de grande envergure et les reportages de longue haleine, il nous reste à remercier nos lecteurs (à commencer par nos abonnés), dont la fidélité et les encouragements nous ont permis de prolonger l'aventure. Leur soutien nous est, plus que jamais, nécessaire…

La rédaction

 

Au sommaire du N° 70 - page 1
Région - Comores
BLU : la bouée de sauvetage des sans-grade de l’archipel
Disséminés dans les quatre îles de l’archipel et au-delà, les stations BLU permettent aux plus démunis de communiquer avec la famille et de recevoir de l’argent. Outil au rôle social essentiel, il est cependant interdit à Maore, où l’on se cache pour s’en servir. Reportage au fil des îles.
Lire l'article " BLU : la bouée de sauvetage des sans-grade de l’archipel "
Maoré - Mayotte
Maore : le droit du sol au prisme de la pensée unique
Après la proposition de Christian Estrosi de suspendre le droit du sol dans l’île, les médias dominants et les dirigeants politiques les plus influents se sont alliés dans une entreprise de diabolisation de ceux qui estiment que cette proposition ne résoudra pas la question de l'immigration clandestine. Retour sur les mécanismes de la machine à broyer.
Lire l'article " Maore : le droit du sol au prisme de la pensée unique "
Région - Comores
Entre médecine, tisanes et prières, naître aux Comores au XXIème siècle
Comment les Comoriennes vivent-elles leur accouchement à la maternité, hors du cocon familial qui orchestrait autrefois la naissance ? Affolement des jeunes mères à Ngazidja, ruses des koko à Maore… Les sages-femmes racontent.
Lire l'article " Entre médecine, tisanes et prières, naître aux Comores au XXIème siècle "
Ndzouani - Anjouan
Comment le régime Bacar est devenu une machine à torturer
En quelques mois, le colonel Bacar a mis en place un régime tyrannique où le simple fait de se réunir sur les places publiques est prohibé. Ses armes : les arrestations arbitraires et la torture. Reportage exclusif.
Lire l'article " Comment le régime Bacar est devenu une machine à torturer "
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